Dimanche 21 octobre 2007
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trouver la voie, trouver sa voie, trouver la voie de la sagesse pour les uns et la voie de la raison pour les autres
c'est probablement l'occupation d'une vie
qu'on soit malade ou pas
chacun sa méthode
Par Cepaduluxe
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Jeudi 18 octobre 2007
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J’ai mis du temps avant d’apprendre à parler, à parler correctement, à parler à quelqu’un, avec une intonation dans la voix, en regardant mon interlocuteur, en variant mon vocabulaire
et puis j’y suis parvenu
j’ai cessé de parler dans le vide pour enfin m’adresser à des personnes et guetter leurs réactions, susciter leurs commentaires
j’ai commencé à parler et écouter en même temps, j’ai fait attention à mon environnement
et puis je me suis rendu compte que je n’avais rien à dire
que je me censurais
que je répugnais à l’idée de livrer l’objet de mes préoccupations
que je ne voulais pas que les autres me connaissent
j’acceptais de parler de notre travail, de parler de questions techniques… mais je ne voulais pas partager mes pensées
comme si je voulais rester seule propriétaire de mes pensées
ou comme si je n’avais pas moi même été très certaine de connaître mes pensées
comme si je n’avais pas de pensées mais uniquement des connaissances
comme si je voulais rester une personne sans histoire, sans mémoire, sans personnalité, sans intimité
comme si je voulais rester parfaitement anonyme et parfaitement inconnue
comme si je n’avais pas encore pris la décision de devenir le sujet de ma vie
comme si je n’étais pas encore tout à fait d’accord avec ma naissance et mon existence
comme si je voulais continuer de mimer ma vie ou de faire l’automate.
Par Cepaduluxe
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Samedi 13 octobre 2007
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“On n’est certes pas responsable d’une pathologie qui vous accable, mais on peut devenir responsable de la manière de la vivre.“
Edouard Zarifian
Par Cepaduluxe
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Jeudi 11 octobre 2007
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Afin de remédier à deux problèmes,
le souci de combler le fossé d’incompréhension qui existe entre les psy et les patients,
la nécessité d’aider les patients à trouver des emplois,
il serait souhaitable de réserver des postes d’aide soignants ou d’agent de services hospitaliers à des patients stabilisés
dans les hopitaux ou les CMP.
Il suffirait de les embaucher sous forme d’un contrat aidé et prioritaire.
Je suis persuadée qu’ils feraient bien leur travail et qu’ils sauraient apporter à l’équipe leur connaissance et leur regard particulier sur la maladie mentale.
Ils permettraient de briser ce face à face un peu ridicule entre deux mondes étrangers l’un à l’autre, deux mondes qui font tout pour ne pas se mélanger, le monde des psy et le monde des
patients.
Par Cepaduluxe
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Dimanche 7 octobre 2007
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Les symptômes faibles créent une gêne, une fatigue, engendrent des erreurs… par dessus un comportement normal
les symptômes forts avalent le comportement normal et prennent sa place, ils créent un oubli de ce qui précède, ils prennent le contrôle du corps.
Les symptômes faibles s’ajoutent, les symptômes forts remplacent.
Je suppose qu’on peut mener une vie normale avec des symptômes faibles, à condition de supporter l’inconfort permanent qu’ils procurent.
Les symptômes forts créent une nouvelle personne et conduisent à une nouvelle vie, une vie qui n’a rien à voir avec celle des autres.
Par Cepaduluxe
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