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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 13:08


FORMATION DES PSYCHIATRES

Les psychiatres sont des médecins formés dans le cadre de l’internat de psychiatrie (troisième cycle d’études médicales).
Ils étudient indifféremment toutes les pathologies et troubles psychiatriques ainsi que tous les problèmes liés à l’organisation du soin psychiatrique :

- Organisation des systèmes de soins, différentes hospitalisations, relation malade médecin, éthique, droit et responsabilité médicale
- Courants de la psychiatrie, psychologie médicale
- Handicap - Incapacité - Dépendance
- physiologie de l’appareil nerveux, neurobiologie, génétique appliquée à la psychiatrie
- Prescription et surveillance des psychotropes
- thérapies et psychothérapies
- Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum
- troubles psychiques de la personne âgée
- troubles psychiques  de l’enfant et de l’adolescent, autisme de l’enfant
- Deuil normal et pathologique
- accompagnement psychique d’un grand malade ou malade incurable
- Troubles de la sexualité 
- Troubles du comportement alimentaire
- Troubles du sommeil
- Troubles anxieux
- Risque suicidaire  
- Addiction et toxicomanie
- Agitation et délires aigus
- Névrose
- Psychoses et délires chroniques (schizophrénie, délires chroniques non schizophréniques)
- Paranoïa
- Troubles de l'humeur
- Troubles de la personnalité
- Trouble psychosomatique


Les psychiatres doivent pouvoir dresser un diagnostic, déterminer l’urgence d’une situation, donner des médicaments, orienter vers des thérapies.
Ils ne sont pas formés pour pratiquer eux mêmes une psychothérapie dans le cadre de leur formation initiale, mais ils peuvent se former s’ils le souhaitent afin de devenir psychiatre-psychothérapeute.


PSYCHIATRIE

Les psychiatres peuvent traiter des maladies très différentes, depuis la dépression réactionnelle jusqu’à la psychose chronique ; certains se spécialisent soit dans le traitement des dépressions, névroses et troubles ponctuels soit au contraire dans la prise en charge de patients chroniques.
C’est pour cela que certains psychiatres refusent de prendre des patients schizophrènes.
D’autres acceptent de les prendre mais assez rapidement, ils ne savent pas quoi en faire du fait de leur méconnaissance de la schizophrénie.

Les psychiatres ont souvent une attitude ambivalente.
En cela ils ressemblent à leurs patients schizophrènes.
Ils sont très exigeants mais ils se contentent de peu.
Leur formation professionnelle les poussent à envisager sous l’angle du symptôme la plupart des comportements inadaptés de leurs patients, mais leur expérience et leur réalisme leur permettent d’accorder aux schizophrènes le droit de ne pas être parfait.

Ainsi les psychiatres sont partagés entre deux attitudes fort contradictoires
d’une part, ils ont tendance à vouloir soigner tous les symptômes de la personne même ceux que la personne supporte bien
d’autre part, ils trouvent normal qu’une personne schizophrène mène une vie complètement marginale à l’écart de toute structure communautaire
ils oscillent entre les deux positions et se déterminent le moins possible, laissant le psychotique, ou (assez souvent) la famille de ce dernier, fixer des objectifs

Ainsi, souvent, le psychiatre semble être en position d’attente
Il attend que son patient lui demande quelque chose
Il suggère et se met à disposition mais n’impose rien (sauf crise aigue)
Il propose un ensemble de services (thérapies, aide à l’insertion...) qui seront apportés par d’autres personnes (psychothérapeutes, infirmiers, assistants sociaux...)
Il se situe comme une sorte de référence ou d’autorité plus que comme un soignant

Ainsi la psychiatrie au sens large apparaît plus comme une structure pluri disciplinaire et une administration susceptible de proposer des services d’ordre divers (accompagnement, prescription médicamenteuse, orientation sociale, thérapies…) dispensées par des intervenants divers (médecins, soignants…) que comme une spécialité médicale maitrisée par un homme ou une femme

Le schizophrène ne fait pas face à un médecin mais à une institution, à une offre de soins, au sein de laquelle il lui faudra piocher quand il sera en mesure de s’y retrouver, pour y prendre petit à petit des réponses à ses besoins

Malheureusement, la multiplication des intervenants et des méthodes crée souvent une confusion
Le plus souvent, les contradictions qui existent entre les différents acteurs de l’institution psychiatrique (quand ce n’est pas la contradiction individuelle d’un thérapeute indécis) créent un doute important dans l’esprit des schizophrènes et de leurs familles
Les injonctions contradictoires émanant de cette institution sont difficiles à admettre, et l’absence de suivi et de continuité entre les soins sont certainement une des premières causes de l’inefficacité des structures psychiatriques

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Published by Cépaduluxe - dans psychiatrie
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