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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 10:17
le rôle des parents et de la famille


les parents et la famille ne peuvent pas soigner la personne schizophrène mais ils peuvent la soutenir

on remarque que souvent les schizophrènes ne sont pas pris au sérieux par leur famille
un handicapé physique le serait
un handicapé psychique, tant qu’il est jeune, passe pour un adolescent immature
cette négation de la “gravité” de sa maladie est très nuisible, du fait qu’elle retarde les soins et qu’elle humilie le jeune schizophrène qui lui, se rend compte qu’il n’est plus un enfant et que les problèmes qu’il rencontre ne sont pas que de vagues problèmes d’ado
il est donc souhaitable que les parents soient informés par les médecins du fait que la schizophrénie est une maladie qui réduit les capacités cognitives et diminue l’efficacité de la personne dans tous les domaines de la perception, de la communication et de l’accomplissement des actions et que cette maladie (ou ce syndrome) n’est pas une étape un peu rude d’un développement normal mais une véritable maladie nécessitant des soins

les parents ont un rôle triple
    au début : aider le psychiatre à connaître l’histoire et les symptômes de la maladie
    en cours de maladie : créer autour de la personne malade un cadre sain, avec une alimentation de qualité, des activités sportives et relationnelles, du calme, un sommeil régulier, l’aider à maintenir le lien avec les médecins par exemple en l’accompagnant en voiture aux consultations
    en phase de rémission : aider la personne schizophrène à faire les démarches auprès des institutions et du monde professionnel, l’aider à se déplacer, la conseiller quant au comportement qu’elle devra adopter face à un futur employeur, l’aider dans sa réflexion difficile sur son avenir et son ambition...

les parents ne se résument pas à la mère
la présence du père est importante
on sait que les pères souvent se défilent, et supportent encore plus mal que les mères l’idée d’avoir un enfant handicapé


on peut assez bien comprendre que c’est un choc pour des parents qui avaient connu leur enfant tout mignon de se retrouver un beau jour face à une espèce de mutant dont l’apparence extérieure est un peu délabrée et le contenu intérieur affreusement confus et déstructuré
dans certains cas, ce choc est un vrai traumatisme
il faut que ce choc soit dépassé, au besoin grâce à l’aide d’un psychothérapeute
nier ce traumatisme familial ne sert à rien, mais le comparer au traumatisme que subit le schizophrène lui même est tout aussi stupide, car le malade est le schizophrène et pas sa famille ; la famille n’est que la famille ; et la famille ne doit pas s’approprier la maladie du schizophrène

quand il y a trop de conflits au sein de la famille, on peut chercher un tuteur au sein du milieu familial, tel qu’un oncle ou un cousin plus âgé

il faut veiller à ce que la relation entre le jeune schizophrène et ses parents ne soit pas une relation infantile
si le jeune schizophrène reste vivre chez ses parents, l’idéal est qu’il puisse participer à certaines taches ménagères ou qu’il reverse à ses parents une partie de son AAH afin de montrer qu’il n’est plus un enfant mais qu’il est bien un jeune adulte malade

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Published by Cépaduluxe - dans vivre avec
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