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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 20:00

On peut sembler très indifférent et passif.
Coupé du monde et comme absent.
Recroquevillé à l’intérieur de soi.
Comme attiré par la machinerie fantastique de sa propre pensée.

Comme s’il y avait une compétition permanente entre l’intérieur et l’extérieur,
et qu’à un moment, l’intérieur l’emportait par KO.

On peut aussi être aux aguêts ; on guette tous les mouvements, piochant au hasard dans l’environnement, attrapant tel son, tel couleur, cherchant un sens, passant à autre chose, sans faire aucune synthèse, accumulant les détails, s’abreuvant d’une multitude d’informations qui finissent par fatiguer, par créer un vertige et une lassitude...
On est attentif mais rien ne nous intéresse, rien ne nous concerne, rien ne nous retient.
On n’est plus impliqué dans les mouvements globaux, on n’est plus dans le temps mais dans l’instant, on ne perçoit que des bribes éparses d’un univers peu charnel, un univers fait de sons et de lumières, de mouvements brusques et de chuchotements, un univers proche d’un décor ou d’une image, un univers qui sert de support à des rêves éveillés et des désirs de conquêtes immenses.

On s’invente un monde théorique et symbolique, un monde de sens, un monde qui n’existe pas mais qui n’est pas différent du monde réel, un monde qui serait l’image du monde réel dessiné par un enfant exigeant.
On devient le personnage, le héros d’une aventure, dans ce monde là, ce monde qui n’a pas de corps.
On devient le centre et l’observateur unique d’un monde sans limite.

On devient un esprit dans un corps immobile, un esprit vif et inquiet dans un corps rigide, figé et presque éteint.

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Published by Cépaduluxe - dans vivre avec
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commentaires

barbara 24/10/2006 10:57

comme tu décris bien la personne schyzo,j'espère qu'un jour on trouveras un bon traitement,car c'est une sale maladie,gros bisous,barbara

Cépaduluxe 25/10/2006 20:47

merci Barbarac'est vrai que c'est une sale maladieCép