Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 14:33

A quel moment peut on dire que cela a commencé ?
A quel moment peut on dire que c’est fini ?


A quel moment les pensées étranges, les pensées juvéniles, les pensées inspirées sont devenues délirantes, absurdes et préjudiciables à l’intelligence…
à quel moment les actions désordonnées, embarassées, les perceptions intenses, les sensations étranges sont devenues déficitaires, pathologiques, invalidantes…
à quel moment une personnalité fragile, structurée autour d’une perception et d’une volonté particulière, est devenue une personnalité malade…
à quel moment sommes nous devenus malades, à quel moment la fragilité, l’hypersensibilité, le caractère rêveur, la timidité sont elles devenues les symptômes d’une maladie, à quel moment, notre vie a-t-elle cessé de nous appartenir ?


A quel moment cela cesse ?
comment se fait il qu’on ait parfois l’illusion d’être encore schizophrène alors qu’on ne l’est plus ?
comment se fait il qu’on ait parfois l’illusion de ne plus l’être alors qu’on l’est encore ?


Est ce la maladie qui se greffe sur notre personnalité
ou notre personnalité qui s’adapte à elle ?
au point qu’on ne sache plus parfois faire la différence entre notre personne et notre maladie
au point que même en la connaissant on ne puisse pas savoir si on en est atteint ou pas ?


Et après,
quand on est stabilisé
durablement
quand on a retrouvé une juste conscience de sa propre personne, de sa propre limite, quand on est capable d’être soi même et de se projeter dans le monde…
qu’est ce qu’on est devenu ?
quelle est cette nouvelle maladie, cet état limite, cet état paradoxal…
quand les symptômes sont très intermittants, quand ils traversent, quand ils viennent tout d’un coup ouvrir une porte, la porte qui mène à la vie rêvée, la vie dangereuse, la vie des anges et des démons…
quelle est cette maladie qui n’en est plus une mais qui revient, qui surgit, qui s’impose soudainement, qui creuse un gouffre, qui bloque, qui stresse, qui impose tout à coup sa douleur, sa raideur, son impuissance, son désordre…
et qui s’en va
qui ne reste pas
qui ne reste plus…
mais qui reviendra…

Partager cet article

Repost 0
Published by Cépaduluxe - dans vivre avec
commenter cet article

commentaires

Debbie 01/06/2007 10:07

Cep, qu'est-ce que c'est, d'être stabilisé pour toi ? Moi, je n'ai jamais pris de médicaments, à l'heure actuelle je fais une terrible dépression, et prend des antidépresseurs, qui commencent à avoir un effet : je me force à me lever le matin. Merci d'avance de ta réponse.

Cépaduluxe 02/06/2007 10:51

être stabilisé, c'est avoir des symptômes faibles, qui n'évoluent plus, auxquels on est habitué et qu'on est capable de reconnaître et de supporter, grâce aux médicaments et aux thérapiesCép

Clothilde 02/05/2007 10:31

Salut, Cep !
Tu as l'art de poser des questions très intéressantes, que je me pose moi aussi mais je le fais de façon beaucoup moins claire.
Félicitations, justement, pour ta clarté d'esprit. Personnellement, j'ai souvent l'impression qu'un brouillard m'empêche de bien me figurer les choses telles qu'elles sont. Les idées sont là mais j'ai du mal à les préciser.
Actuellement, je suis stabilisée, je n'ai plus vraiment de problèmes et tout comme toi, je me demande s'il est vraiment possible de guérir complètement. Comme tu le demandes, où commence la maladie, où finit-elle ? Et puis, il y a les risques de rechute que l'on ne peut hélas pas exclure...
Bonne continuation, en tout cas,
Clothilde.
 

Cépaduluxe 02/05/2007 16:35

merci Clothildeje comprends cette difficulté de se représenter les chosesbonne continuationCép