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Les médicaments servent à nous contenir, parce qu'il paraît qu'on a tendance à déborder, et quand on réussit à reconstruire l'armure qui nous empêchera de nous déliter, il servent encore à nous protéger.
Nous protéger de quoi, on ne sait pas très bien.
Des rechutes, de notre peur, de l'angoisse de notre médecin.
Ils nous permettent d'obéir à cette idée selon laquelle on ne guérit pas.
Et d'être fidèle à un diagnostic dont on s'est beaucoup servi.
Donc on se retrouve à prendre un médicament qui n'a même pas besoin d'être efficace… une petite dose au cas où, une petite dose pour respecter certaines obligations de prudence.
Ces petites doses dont aucune expérience n'a cherché à mesurer l'intérêt.
Comme si on prenait tout à coup un médicament qui avait été mis sur le marché sans étude préalable.
On entre dans cette sphère dangereuse de la médecine alternative alors même qu'on n'a pas quitté la médecine traditionnelle. On devient le sujet d'un mal bizarre défini par une contradiction fondamentale : une maladie qui n'a pas de symptômes ni de cause connue et à peine de nom, et qui reste pourtant une maladie grave.
Comme si on avait à faire face au fantôme de sa propre maladie.
Comme si on se battait contre un artifice.
On a vécu, on a survécu, on a guéri, on est encore malade, on a perdu confiance, on est usé, on est faible, on manque d'ambition, on est trop sensible, et c'est contre cette maladie là, fragilité fondamentale d'un corps et d'un esprit fourvoyés qu'on doit désormais se battre.
Bonjour Cep,
Ton article m'intrigue. Je me pose également la question des médicaments d'un regard extérieur évidemment, mais je ne comprends pas très bien.
Je ne sais pas si pour les petites doses tu faisais référence à ton expérience personnelle ou pas, mais je me demandais ce qu'il se passait si tu les arrêtais.
Dans un des livres que j'ai lus récemment sur le sujet, j'ai vu qu'ils sont prescrits jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de crise pendant un an. Ensuite, le psychiatre (Bottéro) parlait de leur arrêt. Pour lui, c'est un passage fondamental que certains psychiatres pourtant ne respecte pas. Je me demandais si tu répondais à ce "critère".
Ton témoignage m'a donné des pistes, des points de repère sur cette maladie. Je le trouve vraiment très intéressant. Merci.
Demeure bien sûr des zones d'ombre sur les causes. Penses-tu qu'il y ait un facteur psychologique, familial important? C'est probablement une question à laquelle il est difficile de répondre, mais je sens que les facteurs sont multiples. Peut-on uniquement parler de fragilité neurologique, d'hérédité? Et quel rôle, quelle responsabilité chacun peut-il avoir pour surmonter ces faiblesses?
Désolée, je te pose beaucoup de questions...
Bonjour,
Si j'arrête les neuros, je vois en quelques semaines des symptômes remonter, et c'est à moi de savoir si je peux les gérer par la volonté et la discipline ou non. Si je persiste à ne plus prendre de neuros, il me faut environ 10 mois pour voir une fatigue s'installer probablement due aux efforts que je fais pour lutter contre les symptômes.
Pour ce qui est des causes, je pense à une hypersensibilité ou une fragilité qui empêche de supporter les stress de l'enfance et de l'adolescence (ceux que nos frères et soeurs ont supportés), lié à un système neurologique défaillant empêchant le tri des informations et l'organisation de la pensée. Géntique, épigénétique, ou acquis, je ne sais pas.
Quant à surmonter ces faiblesses, je crois que le plus important c'est de le vouloir. Les patients s'habituent et se figent dans leur maladie, les familles de même, beaucoup de patients pourraient guérir mais ils n'en n'ont pas vraiment la volonté, ils pressentent peut-être que la vie sera difficile pour eux une fois guéris, parce que même guéris ils resteront fragiles et inadaptés...
merci pour ton attention
Cep
Merci encore pour tes explications limpides qui confirment un peu mes intuitions. Merci aussi pour ton blog qui donne des pistes optimistes.
Très bonne journée à toi.
Bonjour,
Quelle richesse dans votre blog ! Je n'ai pas encore tout lu, il me faudra du temps ! Du temps pour lire, relire, méditer ce que j'ai lu, m'enrichir de ce que j'apprends et comprendre ce qui a laminé notre famille, il y a bien longtemps, en abandonnant ma propre expérience pour entendre enfin l'expérience de l'autre, de ce qui a touché, brisé, mon enfant.
Je vous rassure, les années ont passé, le temps, les médicaments, psychothérapies et autres ont accompli la même oeuvre. Aujourd'hui, il semble bien que le même chemin a été parcouru ouvrant la porte de l'autonomie, du travail, d'un foyer construit avec un compagnon. Que demander de plus pour ceux qu'on aime ?
En deux mots, BRAVO et MERCI. Ce que je reçois en vous lisant ne sera pas perdu !
Merci pour votre message ; c'est toujours un plaisir pour moi d'entendre parler de ceux qui ont su se remettre.
Cep
bonjour atoi moi aussi e souffre de schizophrenie dissocitative detecter a mes di huit ans mais non expliquer a l epoque on m a dit que je faisais une depression nerveuse apres une cure de sommeil une longue hospitalisation avec un traitement on m a remis dehors mais les medoc me fracassais tellement que je vegetais toute la saint journnee du coup j ai tout arreter comme toi et comme toi j ai des fois l impression que tous mes efforts s anantisse avec mes hallu et comme tu dit resister aux symptomes du quotidient que les gens ne puisse rien voir detrange dans ntre comportement
Bonjour,
Merci pour ton commentaire. Je crois qu'on arrive petit à petit à lutter contre les symptômes. Les médicaments peuvent aider même s'ils sont souvent décevants.
Cep
Bonjour,
Nous venons de parcourir votre blog, Le schizo blog de Cepaduluxe, que nous avons beaucoup apprécié. Nous aimerions ainsi vous inviter à vous joindre à nous, et plus exactement à devenir rédacteur sur CareVox, premier site participatif dédié aux actualités de santé et de psychiatrie.
La particularité de CareVox est de permettre aux professionnels, mais également aux passionnés de tout bord par les thématiques de santé, de faire part de leurs préoccupations de bien-être dans leur domaine de prédilection, dans la limite de l’exactitude scientifique dont CareVox se veut le garant.
A la lecture de vos écrits, nous sommes convaincus que de nombreux lecteurs de CareVox aimeraient vous connaître davantage, s’informer et tirer parti de votre expérience, de vos conseils et de vos réflexions sur les thématiques ayant trait à la schizophrénie.
Nous sommes heureux de notre côté de pouvoir vous offrir la tribune de CareVox pour vous permettre d’intéresser un large public à vos développements. Les articles sont évidemment relus et corrigés par un comité de rédaction.
Sur CareVox vous côtoierez des passionnés, comme vous, par la santé et le bien-être. Vous pouvez vous inscrire dès maintenant ou nous faire part de vos questions et remarques éventuelles. Vous pouvez compter sur nous, et nous vous renseignerons avec plaisir.
Dans l’attente de votre réaction, et bien cordialement,
L’équipe de rédaction de CareVox
http://www.carevox.fr/
redacteurs@carevox.fr
Bonjour,
Je vous remercie de votre proposition, toutefois je n'écris presque plus rien sur la maladie, je me détache peu à peu de cette problématique pour m'intéresser à d'autres choses.
Cep
J'ai des symptomes de skyzophrénies, j'ai aussi étais médicamenter par des neuro mais a chaque fois pendant une longue prise, c'était plus qu'une fatigue qui s'installe, le désir de rien. Du coup je les prend a certaine mesure et c'est diablement compliqué. C'est surtout qu'on est pas tous composer pareil, sur d'autre les effets négatif sont tolérable, tandis que le reste subis le double ou ne peu vivre ainsi. Ravie d'avoir connu votre blog dont je le suivrais volontier régulièrement.
Bubble.