Dimanche 15 avril 2007
L’art et la publicité ont donné du schizophrène une image abusive :
soit d’un grand fou dangereux, régulièrement convié dans la rubrique des faits divers pour répondre d’un meurtre ou d’une attitude scandaleuse
soit d’un artiste fou aux cheveux hirsutes, doté d’un regard magique et d’une conscience illumitée
soit d’un éternel adolescent aux paroles hermétiques et aux comportements imprévisibles, dont l’évolution se serait arrêtée définitivement…
à chaque fois, c’est la même histoire, un personnage plus qu’une personne, un héros en quelque sorte…
un héros qui fait peur et qui fascine…
les schizophrènes sont ainsi dépersonnalisés et transformés en figures typiques ou atypiques, en personnages enigmatiques plus ou moins sympathiques
Dans le même temps, il existe un usage abusif du mot schizophrénie dans les médias
ce mot est couramment et abusivement utilisé afin de parler de situations ou d’attitudes paradoxales : un homme politique est taxé de schizophrène parce qu’il a dit une chose et son contraire
il serait plus facile de dire qu’il est contradictoire, ambivalent, qu’il use d’un double langage, ou qu’il manque de cohérence
Ainsi, l’aspect médical de la schizophrénie est complètement nié
on se trouve face à un mensonge énorme où la schizophrénie est perçue comme une attitude, presque comme une posture et une manière de vivre, et non comme une maladie invalidante nécessitant des traitements et des lieux de soins
Au final, la confusion est telle, qu’on aurait presque envie qu’un nouveau mot soit inventé afin de définir notre mal
“l’étrange maladie” pourrait être son nouveau nom
soit d’un grand fou dangereux, régulièrement convié dans la rubrique des faits divers pour répondre d’un meurtre ou d’une attitude scandaleuse
soit d’un artiste fou aux cheveux hirsutes, doté d’un regard magique et d’une conscience illumitée
soit d’un éternel adolescent aux paroles hermétiques et aux comportements imprévisibles, dont l’évolution se serait arrêtée définitivement…
à chaque fois, c’est la même histoire, un personnage plus qu’une personne, un héros en quelque sorte…
un héros qui fait peur et qui fascine…
les schizophrènes sont ainsi dépersonnalisés et transformés en figures typiques ou atypiques, en personnages enigmatiques plus ou moins sympathiques
Dans le même temps, il existe un usage abusif du mot schizophrénie dans les médias
ce mot est couramment et abusivement utilisé afin de parler de situations ou d’attitudes paradoxales : un homme politique est taxé de schizophrène parce qu’il a dit une chose et son contraire
il serait plus facile de dire qu’il est contradictoire, ambivalent, qu’il use d’un double langage, ou qu’il manque de cohérence
Ainsi, l’aspect médical de la schizophrénie est complètement nié
on se trouve face à un mensonge énorme où la schizophrénie est perçue comme une attitude, presque comme une posture et une manière de vivre, et non comme une maladie invalidante nécessitant des traitements et des lieux de soins
Au final, la confusion est telle, qu’on aurait presque envie qu’un nouveau mot soit inventé afin de définir notre mal
“l’étrange maladie” pourrait être son nouveau nom

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