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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 09:49

Tout médicament doit disposer d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) avant de pouvoir être commercialisé.

L'autorisation de mise sur le marché des médicaments (AMM) est un agrément de commercialisation d’un médicament délivré par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (l'Afssaps) ou par l'Agence européenne pour l'évaluation du médicament (EMEA).

L'AMM se compose :

- d’une décision du directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
- du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) qui précise notamment la dénomination du médicament, la composition qualitative et quantitative, la forme pharmaceutique, les données cliniques
- des informations devant figurer sur le conditionnement de la spécialité
- de la notice pour le patient, qui présente l'essentiel des informations du RCP dans un vocabulaire plus accessible

L'AMM est accordée, pour une durée de cinq ans, pour des indications thérapeutiques précises et des modalités d'utilisation strictes
Les dosages nouveaux et les indications nouvelles nécessitent l'obtention d'une nouvelle AMM ou d'un complément d'AMM.
L’AMM peut être suspendue ou retirée à tout moment si l’on constate une nocivité du médicament dans les conditions normales d'emploi, si l'effet thérapeutique fait défaut, ou si l’on se rend compte que les conditions de son attribution de sont plus respectées

L’AMM est attribuée à condition que des essais aient été réalisés :
- études pharmaceutiques, biologiques, pharmacologiques et toxicologiques afin de déterminer le mode d’action du médicament, sa circulation dans l’organisme, et d’évaluer sa sécurité d'emploi à des doses déterminées
- essais cliniques sur l'homme encadrés légalement par la loi Huriet-Sérusclat et soumis à l'appréciation éthique d'un Comité consultatif de protection des personnes qui se prêtent à la recherche biomédicale également appelé Comité de protection des personnes (CCPPRB ou CPP).


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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 13:12

Marcher droit est un exercice
il faut faire agir la moitié droite et la moitié gauche du corps de concert
il faut maitriser la vue et la perspective, ne pas se laisser distraire par les bruits et les mouvements

Parfois j’ai l’impression que je vais tomber
comme si toutes les perspectives étaient desaxées
je ne sais plus ou est mon équilibre
comme si la perception de soi n’était pas suffisante
j’ai l’impression de flotter
ou de marcher sur l’eau
je sens mon côté gauche plus dur et moins sensible que l’autre
je suis à  la limite de tituber comme un alcoolique et je sens ma démarche se raidir et se désorganiser

J’ai alors cette impression étrange de ne pas habiter mon corps entièrement, d’être un peu à côté de lui

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 13:10

On peut facilement croire en sa propre suprématie quand on se sent pousser des ailes
quand la matière n’est plus perceptible, quand la matière cesse d’être un obstacle
quand l’imagination prend le pouvoir, quand l’ivresse gagne tous les sens, quand les pensées semblent naitre de chaque lumière, de chaque son, de chaque grain de matière
quand une exaltation intellectuelle rejoint une hypersensibilité sensorielle
quand une exaltation intellectuelle permet de filer la métaphore à l’infini

On peut facilement croire en sa propre domination

Domination par le savoir 
domination par la connaissance des enjeux et des règles
domination par la connaissance des pensées et des volontés des autres

Savoir étendu à toutes les dimensions minérales, animales, humaines, sociales, philosophiques, économiques… savoir global et théorique, savoir constitué d’un ensemble de règles et de lois impartiales, savoir vécu comme une morale souveraine…

La volonté de savoir est une tentation autant scientifique, religieuse que mégalomaniaque
il n’y a sans doute pas de limite entre la quête du sens d’un chercheur passionné et la recherche hystérique d’un fou, persuadé de son devoir de vérité
il n’y a pas toujours de limite entre la raison et la folie
et c’est bien embêtant

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 13:08

Je ne sais pas très bien où commence le délire

je crois qu’il commence par des perceptions anormales
on peut les critiquer quelquefois,
parfois on ne peut pas

je me souviens de la critique de mes sensations corporelles (perceptions erronnées ou hallucinations), lorsque j’avais l’impression que mes bras allaient tomber, quand je cessais de les sentir, et que j’avais sans doute attrapé une sorte de lèpre
je me disais que je n’étais jamais allé en Afrique et que donc je n’avais pas la lèpre,
je me disais qu’il n’était pas possible que mes bras tombent car personne n’a jamais vu ses bras tomber
je ne délirais pas, je tuais le délire avant même qu’il ne s’élève
toutefois, il m’en restait quelque chose, comme une sorte de croyance enfouie en ma propre mort et ma propre destruction

Je ne sais pas ce qui me retenait de plonger dans le délire
je ne sais pas où commence le délire vrai
je ne sais pas à partir de quel moment on peut dire qu’il y a délire
je crois que c’est une continuité qui commence par des croyances fortes

*

Parfois j’avais l’impression que quelque chose allait se passer,
et je pensais alors qu’il me fallait accepter de vivre dans l’obéissance en attendant cet événement nouveau
je me vivais comme un personnage attendant son Histoire
je croyais en un destin qui m’aurait imposé de mener une vie de solitude, une vie d’obéissance et de servitude, une vie de pauvreté affective et mentale…
je ne m’étonnais pas de vivre cette vie passablement rétrécie et dénuée de toute dimension relationnelle
je n’étais pas étonnée de mon sort et n’en souffrais pas
j’étais entrée dans une phase d’acceptation de cette identité nouvelle
j’étais devenue cet être informe, à la limite de l’humain et de l’animal et je pensais qu’il était normal que je sois comme cela
je n’étais pas étonnée par la disparition de ma volonté et de ma mémoire
cette acceptation, cette suradaptation n’était pas un délire et pourtant… elle manifestait une incapacité totale de jugement
cette acceptation venait d’un effort pour accepter la situation sans se révolter, sans commettre d’éclats, sans commettre de violence… elle devenait une raison fondamentale, indispensable et incontestable

*

Je crois que le délire vient d’un oubli
l’oubli de la réalité
l’oubli de ce qu’on est ou de ce qu’on devrait être
je crois qu’on oublie le monde, son goût, sa violence, ses enjeux, les sentiments et les émotions qui y naissent, son sens, sa structure, son temps, son rythme… je crois qu’on perd la mémoire du monde existant et qu’on en réinvente un nouveau

je crois que le délire vient de ce rêve
le rêve d’un nouveau monde
un monde personnel
je crois que mon rêve était une expression primitive qui s’élaborait en remplacement des expressions habituelles plus complexes qui m’étaient devenues inaccessibles
je crois que je réinventais un monde primitif, un monde à la mesure de mes inaptitudes, un monde moral et guerrier, un monde d’honneur et de puissance, un monde de devoirs et d’obéissance…
je crois que j’inventais une morale et que c’était là encore une forme quasi délirante, la forme délirante d’une pensée
 
*

je crois qu’on ne conteste son propre délire qu’à condition qu’il nous apparaisse incongru
qu’à condition qu’il ne nous soit pas utile
qu’à condition qu’il nous semble désagréable et dangereux
mais qu’on ne le critique pas s’il nous plait, s’il nous convient, s’il est le prolongement possible de notre pensée, s’il est l’expression possible de notre conscience

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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 13:06

Il faut faire des compromissions
signer un pacte
accepter de vivre au milieu des autres, de la ville, de la société…
au milieu des turbulences, des discours, des sentiments…
dans ce désordre tellement étrange
et trop bruyant

il faut faire des compromissions et accepter de vivre avec les autres sans pour autant leur ressembler
accepter de vivre dans leur monde sans pour autant s’y confondre

On peut accepter cela d’autant mieux qu’on dispose d’un médiateur
d’une personne qui nous donne envie d’y entrer
qui nous donne envie de visiter son monde et de s’y installer
un médecin, un infirmier, un collègue… n’importe qui peut faire office de médiateur
n’importe qui peut incarner ce rôle primordial
n’importe qui peut nous ouvrir les portes
n’importe qui peut être à l’origine de cette rencontre fondamentale qui nous donne envie de participer

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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 13:05

Ma peau est trop sensible
parfois je pense qu’elle est trop fine
elle se couvre d’hématomes sans raison apparente
elle est habitée d’une électricité qui semble courir sur sa surface
elle est parcourue de picotements comme si des aiguilles y pénétraient

Souvent je pense qu’elle est trop sèche
quand je suis dans l’eau, les douleurs s’effacent
parfois je pense qu’il faudrait que je vive dans une atmosphère humide
ou que je porte toujous des vêtements mouillés

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 10:35

Il faudra un jour qu’on sache
qu’on puisse mettre un mot sur cette décadanse qui nous secoue

Il faudra qu’on arrive un jour à nommer cette colère qui nous agite et nous dépasse comme si notre corps était trop étroit, notre volonté trop fragile pour la contenir… cette colère et cette maladresse… cette maladresse et cette exaltation… cette exaltation et ce refus du monde…

Il faudra un jour qu’on puisse en parler comme on parlerait de quelque chose de vrai, de quelque chose d’existant, de quelque chose de véridique
 
Il faudra qu’on trouve des mots, des logiques et des raisons

Il faudra sortir des gloses, des mensonges, de la poésie, des doutes et des suspicions

Il faudra pouvoir enfin écrire l’histoire de ce mal, d’un ton affirmatif et précis, d’un ton sérieux et méthodique, d’un ton patient et impartial, d’un ton mesuré et convaincu… un ton dépourvu de toute éloquence

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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 12:04

La fatigue,

c’est la compagne habituelle, celle qui ne nous quitte pas, celle qui ne nous oublie pas,
celle qui rend chaque chose difficile et chaque journée laborieuse,
celle qui fait le handicap,
celle qui remplace le boulet du condamné,
qui forme un corset,
qui crée une douleur,
qui entraine un sentiment de lassitude posé comme un voile gris et poussiéreux sur toutes les actions,
qui entraine une vieillesse prématurée et l’envie d’une libération

Car il faut se concentrer plus que tous les autres,
car il faut réfléchir plus que les autres,
car il faut rester attentif et vérifier chaque impression afin de parvenir à conduire sa vie d’une manière ordinaire…
car rien ne peut être naturel,
rien ne peut être spontané,
car il faut sans cesse se surveiller comme le lait sur le feu et que tout cela a un prix…
le prix de cet effort permanent, c’est cette fatigue aussi familière qu’un manteau sale qu’on n’enlèverait jamais

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 20:33

Le rêve est un espace que rien ne vient corrompre, que rien ne vient contredire, c’est un espace pur et lent, très imagé, plein de symboles
c’est le lieu d’une histoire simple mais décisive, l’histoire qu’on se raconte et par laquelle on tente de donner un sens à ses désirs,
comme s’il fallait qu’on teste ses désirs et ses volontés en les rêvant, avant de les offrir à la communauté, ou à la réalité

C’est un espace neuf toujours disponible dans lequel on se rassure,
dans lequel on se retrouve,
dans lequel on retrouve les personnages et les événements récurrents qu’on a soi même patiemment élaborés et qui deviennent les éléments fondateurs d’une mémoire et d’une intimité, d’un imaginaire et d’une personnalité

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 20:32

De ma jeunesse chrétienne, il ne me reste presque plus rien
je m’interdis d’aller aux messes
j’ai peur de ce vertige
pourtant je n’ai jamais vraiment déliré (au sens de l’adhésion à ses propres délires), mais j’ai suffisamment été portée par des rêves grandioses (dont je savais qu’ils n’étaient que des rêves) pour en avoir aujourd’hui assez peur

Je me méfie des pratiques qui mêlent les sentiments, l’intelligence, et les sens, notamment par le biais de la musique, et qui finissent par créer un vertige global comme une sorte de climat sensoriel et intellectuel total et trop cohérent, auquel on est alors soumis des pieds à la tête et qui crée l’oubli de tout le reste


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