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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 10:47

J’ai fait quelques provisions de victuailles connues pour illustrer les tables de fin d’année
j’entends manger ce qui doit être mangé par tradition ces jours là
c’est du conformisme social
je serai seule à la maison pour chacune des deux fêtes
I’m a lonesome cowboy
comme lucky luke

ce conformisme a un sens
il est certain que pour moi aujourd’hui, il est absolument nécessaire de ne pas se retrouver décalée par rapport aux usages, aux coutumes et aux manières de faire
je lutte pour sortir de la marginalité
il me semble primordial de coller le plus possible au mode de vie de mes contemporains

je veux participer aux événements collectifs même si je dois m’imposer une certaine distance par rapport au centre de l’histoire en cours
je serai un des participants de ce double jeu (Noel et jour de l’an), participant certes très discret, mais participant quand même

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 10:42

Je me souviens d’une époque où je notais tout, chaque situation, chaque mot
je décrivais les paysages et les événements
je consignais les détails
je faisais un inventaire permanent de mon environnenement
je ne me relisais jamais

comme si j’avais été chargée par un esprit mystérieux de consigner l’existence de chaque chose
comme si j’avais cherché à poser par l’écrit les réalités afin qu’elles dégorgent une vérité encore plus importante

comme si je n’étais plus capable de percevoir le monde autrement qu’en le verbalisant

je me souviens d’avoir lu des dictionnaires, page après page et des livres de linguistique à la recherche d’une mécanique, à la recherche d’un verbe idéal

je me souviens que les mots me semblaient faux

je me souviens que mon discours devenait impossible

aujourd’hui encore, souvent, quand je parle et j’écris, je sens cette impression étrange, l’impression de dire quelque chose de dissonant ou d’interdit, quelque chose d’obscur
j’ai peur de m’exprimer car j’ai peur d’introduire des idées délétères dans l’esprit de mes interlocuteurs

quand j’écris, j’ai peur de faire remonter à la surface certaines peurs, certains rêves, certaines expériences intérieures
j’ai peur par la pratique de l’écriture de favoriser mes troubles psychiatriques, d’entretenir une pensée maladive, une pensée qui ne vit que par les mots et les symboles et qui se fiche pas mal de certaines réalités
j’ai souvent l’impression que mes pensées nourrissent et réaniment au quotidien une maladie qui n’existerait pas sans cela
j’ai souvent l’impression qu’à trop choisir ses mots on finit par s’inventer une pensée et une parole pathologique
j’essaye souvent de m’interdire de penser, de parler, d’écrire… et bien sûr, ce n’est pas possible

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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 21:23

On espère guérir
c’est un espoir tenace, entretenu par des périodes de calme et de facilité, des périodes de réussites, quand les événements minuscules de la vie quotidienne se passent l’un après l’autre, sans créer de perturbation sensorielle ou émotive, sans créer le moindre désordre… des périodes de réussite et d’optimisme

mais on se rend compte que les symptômes ne font pas que diminuer, ils se déplacent
on croit progresser vers une guérison alors qu’on progresse vers une nouvelle entité
on remet en place des fonctions perdues et ce sont de nouvelles perceptions, de nouvelles émotions qui viennent poser problème
ce sont de nouveaux besoins, de nouvelles logiques qu’il faut apprivoiser
comme si chaque progrès remaniait tout le reste
ce sont de nouveaux échecs, de nouvelles inaptitudes étranges, de nouvelles défaillances qui surgissent

on passe d’un personnage à un autre, de moins en moins inapte, de moins en moins maladroit mais toujours marginal, toujours original,
on vieillit, on apprend, et on est toujours différent

on s’oblige à des efforts, on obtient des récompenses, on rencontre d’autres problèmes qu’on n’imaginait même pas, dont on ne soupçonnait pas l’existence
des problèmes qu’on n’avait jamais rencontrés, du fait qu’on n’avait jamais été en situation de les rencontrer

on va de mieux en mieux, on devient plus sûr, plus fort, plus déterminé, et on reste incapable de comprendre certains enjeux, de participer à certaines activités
comme si l’on souffrait non pas d’une maladie mais d’un ensemble de dysfonctionnements liés les uns aux autres, dont certains sont curables et d’autres pas

parfois on se demande si les symptômes diminuent ou si on les supporte mieux
parfois on se demande si les efforts sont utiles
parfois on se demande si tout cela aura une fin
parfois on se dit qu’on est en train de développer de problèmes de personnalité, qu’on est en train de passer d’une maladie psychotique à un trouble de l’identité
parfois on a l’impression que la maladie ne disparait pas mais qu’elle vieillit elle aussi, qu’elle murit, qu’elle devient plus raisonnable, moins spectaculaire, mais qu’elle n’en reste pas moins maitresse du jeu, tapie dans l’ombre, au plus profond de soi, tel un ogre assoupi
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 21:15

Les récents débats politiques ont ramené au premier plan cette question lancinante
sont ils dangereux ?
sont ils des délinquants ?
menacent ils l’ordre public ?
faut-il envisager des mesures coercitives à leur encontre ? faut-il les contrôler d’avantage ? faut-il faciliter la mise en oeuvre des dites mesures ?...

sommes nous dangereux ?
sommes nous des délinquants ?

sommes nous porteurs de violence ?
oui
de rêves et de violences, de rêves infinis proches d’un absolu, proche d’un radicalisme, d’une exigeance extrême
de rêves absurdes et de frustrations, nées dans la confusion d’une vie gachée, d’une vie défaite, d’une vie mise à sac
de peurs
d’angoisses primitives
de douleurs intérieures
des douleurs qui naissent en un point du corps, qui raidissent les muscles, durcissent les os, rendent le crâne et les épaules plus durs, rendent le corps plus lourd, des douleurs qui ressemblent à des paralysies, à une hostilité, à une colère rentrée

sommes nous porteurs de violence ?
oui
de la notre et de celle des autres
les autres, nos familles, nos tuteurs, les chefs, les penseurs, ceux qui nous ont choisis pour nos faiblesses
ceux qui nous ont attribué cette place qui est la notre, la place du faible et de l’inutile
ceux qui se sont érigés en maitres, maitres de nos vies et de nos destins
ceux qui nous insultent, nous abandonnent, nous humilient, et nous caricaturent
ceux qui s’amusent de nous
ceux qui ne nous laissent pas en paix

sommes nous porteurs de violence ?
oui
d’une rigidité, d’une rusticité, d’une brutalité, d’une endurance, d’une résistance
d’un esprit primitif
d’un esprit enfantin
d’un esprit capricieux
d’un esprit immature
d’une allure étrange, faite de brusques emportements, d’un entêtement hors du commun, d’une vitalité orgueilleuse

sommes nous porteurs de violence ?
sans doute,
à force de vivre un rêve enfantin, collé le nez à la vitre, à reluquer un monde interdit, à collectionner les échecs comme autant de démonstrations d’une inaptitude acquise en catimini, à la fin de l’adolescence
à force d’errer d’incertitudes en incertitudes, d’angoisses en déraisons, d’imitations en solitudes, d’absurdités en impuissance

sommes nous violents ?
si peu
les statistiques ne nous désignent pas comme étant les agents du mal
les alcooliques nous précèdent
ainsi que les voleurs et les maris violents
peu nombreux sont les citoyens qui ont quelque chose à nous reprocher
réellement
et preuve à l’apppui

sommes nous violents ?
rarement
on nous décrit d’avantage comme des poupées de chiffon
des marionnettes fragiles
des enfants en fuite
des personnages ambigus
des théoriciens et des ambitieux
que comme des brutes et des salauds
nous avons fatigué, dégoûté, rebuté, découragé, lassé, démoralisé plus de monde que nous n’en avons réellement meurtri

sommes nous violents ?
non
pourquoi le serions nous ?

Nous sommes les porteurs d’un trouble, nous sommes les victimes d’un trouble, un trouble qui nous dépasse
nous sommes dans l’oeil d’un cyclone, dans l’oeil d’un mystère, dans l’oeil d’une maladie mystérieuse que nul ne comprend
nous sommes pleins d’incongruité et de malentendus
nous faisons peur aux apotres de la logique
nous faisons peur aux amateurs de conformisme
nous faisons peur aux compagnie d’assurance

nous sommes les témoins privilégiés d’un dysfonctionnement qui inquiète
nous ne méritons ni la pitié ni la prison
nous ne méritons ni la commisération ni la menace

nous n’avons nul besoin de solutions radicales, de solutions policières, de solutions imposées par la loi
nous n’avons nul besoin qu’une autorité s’impose à nous
les mesures coercitives nous assomment comme autant de condamnations définitives
comme autant de condamnations morales
nous qui sommes si sensibles à la morale
nous qui sommes si sensibles au bien et au mal
nous qui sommes si proches des religions
les mesures coercitives nous laisseraient penser que nous pourrions être diaboliques, possédés, maléfiques, habités par des pensées mauvaises, habités et hantés par des voix et des personnages nocturnes
les mesures coercitives nous renvoient à nos cauchemars, à des postures misérables, à des idées délirantes
les mesures coercitives nous renvoient à des vies qui ne sont pas les notres

nous n’avons pas besoin de solutions radicales
nous sollicitons une certaine indulgence
un minimum d’attention
et quelques moments d’humanisme pragamatique

nous souhaiterions que les représentants les plus modernes de la médecine et de la psychiatrie manifestent leur compétence
nous traitent chacun comme le meilleur de leur patient
administrent les soins nécessaires
le temps qu’il faudra
sans penser plus qu’il ne faut, sans s’inquiter plus qu’il ne faut, sans dramatiser plus qu’il ne faut
avec calme et tempérance

nous souhaiterions que certains se souviennent
d’un savoir acquis dans les hopitaux et les dispensaires
d’un savoir immense
et indubitable
d’un savoir médical et humaniste
nous souhaiterions que certains ne fassent pas semblant de ne pas savoir, d’être pris au dépourvu, d’être impuissants face à nous
alors même qu’ils nous connaissent
qu’ils nous ont déjà soignés et guéris à moultes reprises

nous savons que des solutions existent et certains d’entre nous en ont profité
nous savons que ces solutions ressortissent de la médecine et non de la loi
nous savons que ces solutions sont unanimement lentes, faites de patience et de propositions, de suggestions et de tentatives, d’espoirs partagés et de confidences
nous savons que ces solutions sont pacifiques
nous savons que les soins suffisent

nous méritons que des médecins, notables et savants d’une société moderne,  philosophe, riche et démocratique, nous prennent sous leur protection.

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 17:06
Se surveiller
s’interdire la faute
se redresser
la peur au ventre…

avoir peur des autres et de leur intelligence
de leur perspicacité

qu’ils se rendent compte
qu’ils découvrent le pot au roses
qu’ils crèvent le mystère

avoir peur d’apparaitre comme un être débile
comme un être dévoyé
comme un être mal fini

avoir peur d’apparaître ce que l’on est…

Jouer avec le feu
leur parler de psychiatrie
leur parler de schizophrénie
leur montrer cette connaissance acquise
provoquer leurs questions
s’amuser de leurs naivetés
revendiquer certains goûts, certaines attitudes, certaines manières peu courantes d’exister
revendiquer la solitude et la contemplation, le goût des mots et des images, comme une attitude assumée, volontaire, philosophe ou pas, mais respectable…

Avoir peur d’être démasqué
être un brigand en cavale
s’obliger à la rigueur
être stoique
ne pas se déconcentrer
les imiter
connaître par coeur les manières usuelles, les pratiques sociales, les conventions
ne jamais oublier de se comporter comme il se doit, ainsi qu’un paysan reçu au chateau, heureux de montrer ses bonnes manières…

S’inventer un personnage
un personnage silencieux, libre, raide, incorrigible, solitaire
leur opposer un visage dur, calme, concentré
s’appuyer sur une discipline de fer
une politesse exemplaire
nier la maladie
ne jamais rien avouer.
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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 22:48

Ecrire
manière de parler haut et fort
manière de penser à soi en pensant aux autres
manière d’aimer les mots et leurs effets
manière de collationner des images et des sons, des sentiments et des souvenirs, des formes et des chants, des émotions et des jugements
manière d’imposer aux autres ses propres questions
en attendant les réponses

écrire
creuser le regard
chercher le détail
traquer le lien
trouver l’adjectif
s’inventer un langage
une histoire et le monde qui va avec
retrouver une langue perdue
retrouver sa langue maternelle
donner à chaque mot un sens
à chaque chose une importance

s’imposer un exercice
s’installer dans la page
se soumettre aux règles
à la grammaire
entendre les sons
le tempo
la plainte
le murmure
venu d’un tréfonds
d’un inconscient
d’un désir de mouvement
d’un désir de connaissance

écrire
pour en savoir un peu plus
pour frôler l’exactitude
pour dominer les couleurs et les paysages
pour s’approprier les querelles
pour s’affranchir
pour sortir de l’ombre.
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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 17:06

depuis que je suis malade (maladie somatique),  j’apprends à parler de moi et de ma fragilité
j’apprends à justifier mes absences et mes faiblesses auprès de mon entourage professionnel
j’apprends à parler d’une maladie, cette maladie honorable qui m’affaiblit depuis quelques mois

j’arrive à imposer mes incompétences, mon besoin de repos, ma lassitude, mes doutes
j’ai l’impression que je suis en train de trouver une manière nouvelle et très intéressante de me comporter : j’apprends à être une personne fragile

j’avais toujours vécu dans l’obsession de faire bonne figure pour que les gens ne se rendent pas compte de mes déficits
et j’avais toujours nié mes faiblesses tant qu’elles étaient liées à la schizophrénie

je me rends compte qu’il n’est pas si grave d’être fragile et de créer un peu de désordre autour de soi
c’est une leçon qui me sera utile dans l’avenir
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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 16:57

vivre sans comprendre
vivre les yeux fermés


il faut réussir à naviguer dans un monde étranger
comme le myope sans lunette dans un monde nuageux
comme l’aveugle s’aidant de sa baguette
comme l’émigré
il faut accepter l’idéee qu’on ne comprend pas tout
que certaines choses se passent, surgissent tout d’un coup, et qu’on n’est pas capable d’en comprendre l’origine, les tenants et les aboutissants
il faut être assez modeste pour accepter l’idée qu’on n’en saura pas plus
et qu’une partie du mystère demeurera mystère

il faut accepter l’idée de n’être qu’un objet, ou peut-être un animal, dans un monde pensé par d’autres, prévu par d’autres, organisé par d’autres
les autres : ceux qui pensent et qui comprennent, ceux qui se comprennent entre eux à force de se battre jusqu’à parvenir au concensus

il ne faut pas avoir peur de vivre ces moments de parfaite étrangeté, ces instants où les perceptions se tordent, se compriment, se resserrent, ou parfois se dilatent
ces périodes d’affolement des sens et de l’esprit, ces périodes d’angoisse et d’incertitude, ces périodes d’agitation, quand on est cet intrus, maladroit et déconcerté, au milieu d’une meute efficace, d’une meute décidée, une meute qui s’organise
il faut accepter de se plonger dans ce désordre
régulièrement
sans peur ni honte
puis on peut apprécier le calme, le silence de plomb qui succède, le silence et le repos
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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 12:39

tout est difficile
rien n’est ordinaire
tout est exceptionnel
tout est étrange
j’évolue dans un monde d’ivresse et de vertiges incessants
l’immobilité est mon refuge
l’immobilité me rassure et me renforce
l’inaction est le seul moment rationnel
le seul moment naturel
le seul moment charnel
le bruit des draps, l’odeur du corps, le chants des oiseaux, la lumière jaune, la lourdeur de la tête, les ombres sur le mur…
la pesanteur du corps, des bras, du dos, figés dans l’attente, dans l’immensité d’un moment immobile
l’action ne peut vivre que par éclats
éclats de voix, de gestes
initiatives éclatantes
éclats brutaux et surnaturels, spectaculaires et grostesques
l’action semble se dérouler dans un monde impulsif, un monde fait de pulsions souterraines, qui émergent
l’action semble se dérouler dans un monde violent, cruel, rapide, sans mémoire, capricieux, désordonné
je n’aime pas ce monde
ce n’est pas le mien
je ne parviens pas à croire que je suis un être humain
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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 11:44

on dit que les rechutes sont précédées par des signes avant coureurs tels que
    - dérèglement du sommeil, de l’alimentation
    - trouble de l’humeur
    - repli
    - manque de concentration, trouble de mémoire
    - agitation, délire, hallucinations, bizarreries...

ce sont en fait les symptômes de la schizophrénie qui réapparaissent mais ils ne réapparaissent pas forcément dans le même ordre qu’au début de la maladie

en fait, chaque patient, a un peu sa propre manière de rechuter

le problème étant qu’on ne se rend pas forcément compte qu’on est en train de rechuter, surtout la première fois
le mieux est donc d’y penser et de prévoir un plan d’action à l’avance

le plan d’action type consiste sans doute
    - à se surveiller régulièrement et à noter la réapparition de troubles qui avaient disparu
    - à vérifier quand ces troubles apparaissent qu’ils ne sont pas provoqués par une diminution du traitement, un mauvais sommeil, une mauvais alimentation, une activité plus importante ou plus stressante que d’habitude
    - à consulter un médecin si les troubles ne disparaissent pas grâce au repos

évidement, c’est assez difficile de se comporter correctement face à ce risque de rechute
car on ne peut pas se protéger et se surveiller en permanence
en effet, il faut souvent s’encourager et se dire “n’aie pas peur, fais ce que tu as envie, il ne peut rien t’arriver…” pour briser les peurs irrationnelles
il faut souvent se dire qu’on n’est pas malade pour s’obliger à essayer de vivre une vie normale
et ceci est contradictoire avec l’auto protection et l’auto surveillance qui sont toutefois nécessaires mais à petite dose

par ailleurs, il est difficile d’admettre qu’on rechute quand on profite d’une rémission
car on est assez fier d’être quasiment guéri et on supporte mal l’échec de la rechute
c’est comme si quelqu’un venait retirer sa médaille à un champion sportif

d’une manière générale, la meilleure prévention c’est la bonne hygiène de vie, le repos, et la thérapie qui permet de se connaître, de connaître ses propres faiblesses et de s’habituer à consulter des psychiatres sans honte ni peur aucune

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