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20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 13:25
   
LES MEDICAMENTS


Les Neuroleptiques ou Antipsychotiques
C’est le traitement de base.
Ils agissent différemment les uns des autres et sont choisis en fonction des symptômes du patient
Ils agissent en général sur un groupe de symptômes, par exemple les angoisses et excitation, ou les délires et les hallucinations ou les symptômes déficitaires
Leur action diffère selon leur dosage, ainsi, à des dosages différents un même médicament peut être utilisé pour traiter des personnes présentant des symptômes très différents
Les neuroleptiques les plus utilisés actuellement sont le RISPERDAL®, ZYPREXA®, SOLIAN®, ABILIFY®, TERCIAN®, HALDOL®, LEPONEX®
Ces neuroleptiques peuvent être administrés à des personnes souffrant d’autres pathologies psychiatriques.

Les Anxiolytiques
Ils agissent contre l’angoisse et l’anxiété en créant un calme émotionnel et physique.

Les Antidépresseurs
Ils agissent sur les troubles dépressifs de l’humeur. Ils sont utilisés en complément des neuroleptiques pour traiter certains troubles déficitaires ou certaines dépressions réactionnelles de patients supportant mal leur handicap.
Leur usage est délicat du fait qu’ils peuvent favoriser certains délires ; ainsi, les antidépresseurs sont déconseillés à certains schizophrènes.

Les Hypnotiques
Ils endorment.

Les stimulants de la vigilance
Ce sont les antagonistes des hypnotiques, ils stimulent.

Les correcteurs
Ce sont des médicaments destinés à corriger les effets secondaires trop gênants du traitement et en particulier des neuroleptiques.


Tous ces médicaments peuvent induire des effets secondaires plus ou moins importants.
La liste des effets secondaires possibles figurent sur les notices, il s’agit d’une liste d’effets possibles et théoriques. En réalité, chaque patient réagit à sa manière au médicament.

Tous ces médicaments peuvent interagir les uns avec les autres.
Il est fondamental de ne pas ajouter un médicament à un traitement sans avoir au préalable informé le médecin prescripteur de la liste des médicaments habituellement pris.

Certains schizophrènes rejettent leur traitement, d’autres au contraire s’y attachent et n’aiment pas en changer.
Le traitement doit être individualisé de manière à être le moins gênant possible pour le patient. On peut modifier les heures de prise et la forme du médicament.
En effet, ces médicaments existent sous des formes différentes ; en général il s’agit de comprimés à avaler, mais on peut également avoir recours à des piqures, le plus souvent quotidiennes ou hebdomadaires.
 
Les médicaments agissent souvent bien sur les symptômes positifs, les hallucinations, les délires, les angoisses, ils agissent moins bien sur les symptômes déficitaires de repli, et encore moins sur les symptômes dissociatifs. C’est pourquoi, on doit leur associer une prise en charge par psychothérapie et ergothérapie.
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20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 10:56

LES ETABLISSEMENTS DE SOIN PSYCHIATRIQUES en France

La sectorisation
Les départements sont découpés en secteurs psychiatriques.
Chaque secteur dispose d'équipes polyvalentes (psychiatre, infirmier, psychologue, assistante sociale...) rattachées à un centre hospitalier.

La prise en charge des patients à lieu soit :
- au sein de l'établissement (hospitalisation)
- dans des structures extra-hospitalières pour des consultations, des soins ambulatoires, des activités thérapeutiques de réinsertion

les structures hospitalières sont :
-les services de psychiatrie de l'hôpital général,
-les services de l'hôpital psychiatrique,
-les établissements privés
les structures extra hospitalières sont :
-les centres médico-psychologique (le CMP est l’élément central du dispositif de prévention et de suivi),
-l’hopital de jour,
-foyers,
-appartements thérapeutiques
- les psychiatres libéraux (tous les psychiatres libéraux ne sont toutefois pas formés à  la prise en charge spécifique de patients schizophrènes)

Le travail extra-hospitalier s'est beaucoup développé au point de devenir aujourd’hui l'activité principale des secteurs.

Certaines structures sont spécialisées dans la prise en charge d’une certaine catégorie de patients (urgences psy, toxicomanie, alcoolisme, adolescents, géronto-psychiatrie...).

SANS OUBLIER LES STRUCTURES PARTICULIERES
-Les UMD (Unités pour malades difficiles)
-Les SMPR (milieu carcéral)



LES FORMES D’HOSPITALISATION

1/ L'hospitalisation libre
Le patient est d’accord pour être hospitalisé, il peut quitter l’hopital en signant une décharge

2/ L'hospitalisation à la demande d'un tiers (HDT)
Hospitalisation voulue contre la volonté du patient par sa famille ou son entourage.
Cette mesure s’applique aux personnes qui ne sont pas en état de donner leur consentement et qui nécessitent des soins urgents.
Le patient ne peut plus quitter l’hopital avant la levée de cette mesure.

3/ L'hospitalisation d'office (HO)
Elle est décidée par le préfet et s’applique aux personnes dont les troubles mentaux compromettent l'ordre public ou la sûreté des personnes.
Dans les faits, la mesure est d’abord décidée par le maire, puis elle est confirmée (ou infirmée par le préfet).
A la fin de la mesure le patient est hospitalisée selon l’un des deux premiers régimes, ou bien il quitte l’hopital.

Actuellement, 2/3 des patients sont en service libre (contre 1/4 en 1970).
La durée moyenne de séjour en hospitalisation a beaucoup diminué, par contre, le nombre d'admissions s'est considérablement accru.

les hôpitaux français
la charte du patient hospitalisé



L’ERGOTHERAPIE ET L’HOPITAL DE JOUR

Des activités peuvent être proposées à l'hôpital ou dans une structure extra hospitalière afin de favoriser le dynamisme et le réapprentissage



LE PARCOURS HABITUEL d’un schizophrène :

1- consultation auprès d’un psychiatre libéral, auprès d’une consultation publique (CMP), ou d’un médecin ugentiste
2- hospitalisation (traitement de la phase aigue, mise en place d’un traitement, établissement d’un diagnostic)
3- hôpital de jour (activités permettant la rééducation en sollicitant les différentes fonctions et le renforcement de la personnalité)
4- mise en place d’un projet : vie en appartement thérapeutique, vie autonome financée par l’allocation adulte handicapé, travail en milieu protégé, travail en milieu ordinaire

Le plus souvent, le premier traitement est mis en place avant le diagnostic définitif.
Il n’est pas nécessaire de faire un diagnostic précis pour commencer le traitement, par contre, il faut connaître les symptômes.
En effet, les médicaments utilisés dans le traitement de la schizophrénie sont choisis par rapport à des symptômes et non par rapport à un diagnostic.
Le rôle de l’entourage est primordial pour aider les médecins à connaître les symptômes dont souffre le patient.

 
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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 21:01

Deux systèmes d’aide publique permettant l'attribution d'un revenu :

la CDAPH (Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées)
elle rempace la cotorep
elle est installée dans la maison départementale des personnes handicapées (MDPH)
elle a deux fonctions indépendantes l’une de l’autre :
- elle attribue une reconnaissance de travailleur handicapé qui permet à la personne handicapée soit de bénéficier d’avantage dans le milieu professionnel ordinaire, soit de trouver un emploi protégé
- elle attribue l’allocation adulte handicapé
http://www.handroit.com/cotorep.htm

la sécurité sociale
elle attribue une pension d’invalidité aux travailleurs devenus handicapés
http://www.handroit.com/invalidite.htm



Une allocation permettant la compensation du handicap :

la Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
Mise en place à partir du 1er janvier 2006 et instituée par la loi du 11 février 2005, elle permet d'améliorer le confort de vie des personnes handicapées qui ne peuvent pas faire seule au moins une activité essentielle à la vie quotidienne ou difficilement au moins deux de ces activités.
Elle finance les dépenses directement imputables au handicap, tel que
    - l'aide d'une personne
    - l'achat d'un équipement
  
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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 20:49
Les schizophrènes cotoient au cours de leur maladie un certain nombre de personnes :

Le psychiatre
C’est un médecin qui s’est spécialisé. A l’issue de son deuxième cycle d’études médicales, il a fait un internat de psychiatrie en milieu hospitalier. Puis, il s’est dirigé soit vers une carrière libérale, soit vers une carrière hospitalière.
Le psychiatre délivre les médicaments, et fait office de psychothérapeute.

Le psychothérapeute
Quand il ne s’agit pas d’un médecin ou d'un psychologue, il s’agit d’une personne exerçant une activité libérale et disposant d’une formation diverse. En effet, il n’existe pas de diplome de psychothérapeute en France. Mais les psychothérapeutes sont réunis dans des syndicats professionnels.

Le psychanalyste
Il pratique des thérapies d’inspiration analytique ou des analyses. Dans le premier cas, le patient et le thérapeute se font face, le thérapeute aide le patient à trouver dans son passé les explications de son comportement présent. Dans le second cas, le patient est allongé et ne voit pas son thérapeute qui ne fait que lui suggérer certaines pistes de recherche. L’analyse est souvent déconseillé aux schizophrènes parce qu’elle peut induire des chocs psychiques important. Mieux vaut commencer par une psychothérapie d’inspiration analytique. Dans les deux cas, il faut maîtriser son propre langage.

Le psychologue
Il peut faire office de thérapeute. Il a un diplome. Il a souvent une vision moins médicale et théorique des problèmes. On peut le situer à mi chemin entre le thérapeute et l’assistant social.

L’assistant social
Il permet au patient de connaître ses droits et l’aide à obtenir des aides. Il est soumis au secret professionnel.

L’infirmier
Il agit à l’hôpital ou en dehors de l’hôpital. Soit, il assiste les médecins, soit il fait office de thérapeute dnas un hôpital de jour (voir ergothérapeute) ou d’accompagnant

L'aide soignant et les agents hospitaliers
Ils sont présents à l'hôpital et peuvent par leur attitude aimable et optimiste faciliter la vie des personnes schizophrènes et leur donner du courage.

L’ergothérapeute
Il est diplomé. Il est chargé de traiter non pas la maladie mais le handicap, soit en sollicitant des fonctions qui ont régréssées pour les ranimer, soit en mettant en place des solutions adaptées au handicap de la personne afin que cette dernière gagne en autonomie.

Le psychomotricien
Il est diplomé. Il est chargé de traité les troubles moteurs liés à la maladie psychique.


Le visiteur de malade
Il est issu du monde associatif (souvent religieux mais pas toujours). Il rend visite au malade à l’hopital ou à la maison et permet ainsi à la personne souffrante de s’exprimer et de conserver sa capacité de vivre sous le regard de l’autre.

Le médecin généraliste
Il peut prendre le relais du médecin psychiatre s’agissant de l’administration des médicaments. Il s’occupe également de la prise en charge ordinaire de la personne schizophrène en veillant à son bon état sanitaire, ce que les médecins psychiatres ne font pas.

La famille
Elle a pour rôle principal de veiller à ce que le schizophrène ne soit pas en rupture de soins. Elle a intérêt à aider la personne schizophrène à maintenir le plus possible ses activités et un mode de vie ordinaire afin d’éviter sa marginalisation
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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 18:50
Des livres retraçant des expériences individuelles

Ma vie d'autiste de Temple Grandin,
éditions Odile Jacob

(la vie d'une femme autiste, documentaire)

                Journal de bord d'un détraqué moteur de Paul Melki,
                Le livre de poche

                (la vie d'un jeune homme courageux polyhandicapé, littérature)

                                Mes mauvaises pensées de Nina Bouraoui,
                                éditions Stock

                                (l'analyse d'un écrivain sujet à de nombreuses peurs, littérature)

                                               
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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 18:45

  



        Les schizophrénies de Catherine Tobin
        - éditions Odile Jacob









Schizophrénie et soins infirmiers
de Emmanuel Digonnet, Dominique Friard, Anne-Marie Leyreloup, Marie Rajablat
- éditions Masson


   




   

         La schizophrénie, la reconnaître et la soigner
        du Pr. Nicolas Franck
        -
éditions Odile Jacob






Les schizophrénies de Sadeq Haouzir et Amal Bernoussi - éditions Armand Colin


Moi, Martin Bélanger, 34 ans, schizophrène - les éditions de l'Homme


La Schizophrénie de Bernard Granger et Jean Naudin - éditions Le cavalier bleu collection idées reçues 

 

 

La voie des maux par Fabien le Bihan (en vente sur internet)

(15% de réduction jusqu au 14 novembre, tapez le code promo dans le bon de commande : AUTOMNE305)

témoignage d'un patient

 

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 16:07

LA SCHIZOPHRENIE



DEFINITIONS

Le terme de schizophrénie (de skhizein=fendre ET phrên=pensée) désigne un groupe de psychoses caractérisées par la dissociation (processus interne), c’est-à-dire la perte de cohésion et d’unité entre les différentes composantes de la vie psychique et à l’intérieur de chacune de ces composantes (affectivité, langage, pensée, intelligence, comportement).
A ce concept théorique de dissociation on associe la discordance (expression externe), qui correspond à l’aspect clinique de la dissociation. C’est l’inadéquation, la bizarrerie, l’ambivalence, observées chez le patient dans son comportement, son langage, ses émotions, le contenu de son discours.

Diverses classifications et définitions des schizophrénies ont été proposées. Aucune n’est parfaitement satisfaisante.
On distingue souvent les schizophrénies véritables et les troubles schizophréniques correspond soit à des formes limites soit à des formes ponctuelles, (schizoaffectivité, bouffées délirantes aigues).

Pour poser le diagnostic, il faut constater la présence des symptômes sur une certaine durée et éliminer les autres causes (intoxication par produits stupéfiants, tumeur, maladie endocrinienne, dépression...)



LES SCHIZOPHRENES

1% dans la population générale, quel que soit le pays et la culture.
Cette donnée est une estimation moyenne, car aucun comptage des schizophrènes ne peut être fait, soit parce que le diagnostic est difficile à poser, soit parce que certains schizophrènes échappent au contrôle médical (SDF par exemple).

La schizophrénie débute le plus souvent, entre la puberté et le début de l’âge adulte, particulièrement entre 18 et 25 ans. Elle touche autant les hommes que les femmes.



SYMPTOMES

Aucun schizophrène ne développe tous les symptômes de la schizophrénie mais l’ensemble des symptômes se retrouvent d’une manière plus ou moins marquée chez l’ensemble des schizophrènes

Syndrome dissociatif : C’est le syndrome principal.
-La dépersonnalisation, perte de l’unité et de l’intégrité psychique et physique, impression de se transformer, de devenir autre, de disparaître, de se disloquer...
-La déréalisation. Impression de transformation du monde extérieur. L’environnement semble étrange et nouveau, faux ou inaproprié.
-L’ambivalence : le schizophrène peut associer des notions habituellement opposées, dans tous les domaines, dans les propos et les actions (par exemple, dire une chose et son contraire avec la même force et la même conviction).
La dissociation entraîne un affaiblissement des capacités d’apprentissage et de communication qui entrainent un handicap et une régression, sans pour autant que l’intelligence au sens strict soit touchée.

Le discours
- Mauvaise organisation du discours. Le discours est mal organisé, avec des passages d’une idée à l’autre, des interruptions, des ralentissements, des répétitions.
- Troubles du langage Le discours s’élabore à partir de mots précieux ou d’expressions désuètes (maniérisme), ou de mots nouveaux ou inappropriés
- Le mutisme

La pensée
- La pensée devient abstraite recherche d’explications théoriques, attirance pour des notions philosphiques, religieuses, voire mystiques (menant ou non à un délire)
- La pensée devient monocorde et pleine de stéréotypes
- La pensée est désinhibée voire violente

La percetion
-Trouble de la perception extérieure, des couleurs, des bruits, des perspectives, de la matière
-Trouble de la perception intérieure et impressions intracorporelles faussées (perte de sensation du corps, ou trop grande sensation de l’intérieur de son corps)

L’affectivité et des émotions
-Ambivalence affective et incohérence des sentiments (en particulier vis à vis des parents) -Détachement, froideur (pouvant être associée à la perte de l’élan vital)

La compréhension et le jugement
-Tendance à prendre les choses au sens premier et les mots au premier degré, difficulté à gérer des niveaux différents de communication et les informations non verbales (signes et codes sociaux) -Difficulté à se mettre à la place de l’autre et à comprendre l’environnemnet extérieur
-Soumission à la volonté et à la pensée des autres
-Difficulté à différencier les détails des choses importantes

Troubles psychomoteurs
-Maniérisme gestuel : mouvements précieux, et mécaniques
-Evitement du contact, évitement des regards et des contacts physiques
-Répétitions de gestes (balancements), mimiques grimaçantes, imitation des gestes des autres
-Immobilité

Le retrait et la prédominance de la vie intérieure
- Isolement, immobilisme, inexistance de la vie relationnelle, défaut d’hygiène corporelle et d’alimentation
- Reveries rassurantes et personnelles
- Sentiment de toute puissance

Les délires
- Délire paranoïde, souvent délire hallucinatoire, surtout autitives
- Perte du contrôle de la pensée, les pensées semblent mener leur propre vie, peur de voir ses propres pensées être volées ou utilisées par d’autres


classification des symptômes

Ces symptômes sont souvent classés en trois catégories :
- symptômes de discordance :  symptômes exprimant directement la désorganisation
- symptômes positifs : production de délires, hallucinations, comportement excessif et impulsif… ces symptômes peuvent être intermittants
- symptômes négatifs : déficit de concentration, inhibitions, apathie, déficit de communication, déficit affectif, repli… ces symptômes sont généralement persistants

Cette classification a son importance puisqu’elle permet à la fois de déterminer le type de schizophrénie dont souffre un patient et de déterminer le ou les médicaments qui lui sont adaptés.

Les symptomes positifs sont plus visibles et plus gênants pour l’entourage et le patient que les symptômes négatifs, ils sont donc plus vite diagnostiqués et mieux traités ; sur le long terme, même amoindris, ils peuvent entrainer une exclusion sociale importante du fait qu’ils font peur.
Les symptômes négatifs sont mieux tolérés par l’entourage, et les schizophrènes déficitaires stabilisés sont souvent perçus comme fragiles et dépressifs.



LES FORMES DE SCHIZOPHRENIE

Selon les écoles de psychiatrie on distingue un nombre plus ou moins important de formes.
En fonction des pays et des époques les classifications ont évolué et continueront d’évoluer.

L’avantage de ces définitions est qu’elles permettent de dresser des portraits à peu près précis des patients.
AInsi, elles permettent aux patients qui ont besoin de se “voir” dans un portrait clinique à peu près cohérent de se retrouver. Et elles sont surtout utiles en recherche médicale, car elles permettent de créer des échantillons de population homogène en vue d’enquêtes statistiques.
L’inconvénient principal de ces définitions est qu’elles ne sont pas satisfaisantes pour le milieu médical car elles créent un carcan très réductif par rapport à la réalité d’une maladie individuelle et intimement liée à la personne.

Les débuts sont souvent marqués par certains signes, dont aucun n’est en soit caractéristique de la schizophrénie :
-bizarrerie
-dépression sans douleur morale
-hallucinations
-détachement, repli et froideur -difficulté scolaire
-engouement démesuré pour les notions abstraites et virtuelles
-problèmes d’hygiène, hypocondrie, troubles du comportement alimentaire
-toxicomanie et alcoolisme

L’hébéphrénie
Schizophrénie marquée par des symptômes dissociatifs et un repli, avec présence de symptômes défictaires et un appauvrissement pouvant mener à une forte régression
forme de schizophrénie peu réactive aux neuroleptiques où la rééducation (par ergothérapie, mise en place de rituels...) est importante

La schizophrénie paranoïde
Schizophrénie essentiellement délirante
Elle est en général réactive aux médicaments (à conditon qu’ils soient acceptés et pris régulièrement)

La schizophrénie simple
Forme atténuée de schizophrénie déficitaire débutant souvent progressivement

La schizophrénie dysthymique ou trouble schizo-affectif
Caractérisée par des épisodes successifs maniaques ou dépressifs associés à des symptômes dissociatifs
Cette affection est considérée comme étant à la limite du spectre de la schizophrénie

Certains schizophrènes présentent des symptômes qui ne permettent pas de les classer dans une des formes cliniques habituelles, on a créé pour eux le concept de schizophrénie indifférenciée

D'autres formes plus rares ont été décrites

Ajoutons que la schizophrénie est une maladie évolutive ; ainsi, un même patient peut voir ses symptômes évoluer dans le temps.
Il faut dire également que la schizophrénie est parfois associée à un autre problème qui en modifie les symptômes, c’est le cas particulier du schizophrène toxicomane ou alcoolique.



EVOLUTION

Depuis leur apparition au début des années 1950, les neuroleptiques ont permis d’améliorer considérablement le pronostic.
Toutefois, la rémission obtenue par de nombreux patients demande des efforts et une prise en charge cohérente sur plusieurs années.

Les obstacles principaux à la rémission sont :
-le suicide dont le taux est très élevé chez les schizophrènes
-le refus de se soigner, du fait d’un déni total ou partiel du patient
-le défaut de soin, du fait de l’absence d’environnement protecteur (de nombreux schizophrènes sont laissés livrés à eux mêmes)
-l’incohérence des thérapies liées autant au déficit financier de certains établissements qu’à la mauvaise connaissance de la schizophrénie de certains médecins libéraux
-les formes résistantes aux médicaments
-le cumul de handicap (schizophrénie associée à la pauvreté sociale et intellectuelle, à la toxicomanie...)



TRAITEMENT

L’hospitalisation est souvent nécessaire en cas de phase aigue, et pour la meilleure observation du patient au début de la prise en charge.

La chimiothérapie
-Les neuroleptiques (la base du traitement)
-Les antidépresseurs et anxiolytiques sont souvent associés (ces médicaments doivent être administrés avec précaution afin de ne pas favoriser certains délires ou certains passages à l’acte)

La sismothérapie est parfois mais rarement utilisée

Les Psychothérapies
en phase aigue ou chronique :
-Psychothérapie de soutien : permettant au patient de prendre conscience de sa maladie, de parler de ses symptômes, de son traitement et de ses projets
en phase chronique et en phase de rémission :
-Psychothérapie d’inspiration analytique
-Thérapie de groupe
-Thérapie comportementale
L’objectif des thérapies est de minimiser les symptômes résistants aux médicaments et les symptômes parasites liés à la difficulté d’accepter son handicap, et de régler les problèmes psychiques qui risquent de nourrir la schizophrénie

La rééducation ou l’aide à la réinsertion
-Hôpital de jour ou groupe associatif
-Appartement thérapeutique
-Emploi protégé



CAUSES DE LA SCHIZOPHRENIE

Les causes sont inconnues mais les hypothèses sont nombreuses

Hypothèse génétique :
La prévalence de la schizophrénie est d’environ 1 % dans la population générale, et de 10 % chez les parents au premier degré de personnes schizophrènes. (40 % chez le jumeau monozygote d’un schizophrène)

Hypothèse virale :
Infection du fœtus au 2ème trimestre de la grossesse par le virus grippal entraînant une anomalie dans le développement du cerveau.

Hypothèse dopaminergique et biochimique :
Les neuroleptiques, qui agissent sur les récepteurs dopaminergiques, améliorent notablement la symptomatologie schizophrénique.
D’autres hypothèses biochimiques existent...

Hypothèse obstétricale :
Les enfants ayant présenté des complications obstétricales ou les enfants prématurés présenteraient un risque plus élevé que le reste de la population de développer une schizophrénie.

Hypothèse neurologique :
Destruction au moment de l’adolescence d’un nombre trop important de neurones ou de synapses

Hypothèses psychiques :
Liées à des perturbations relationnelles précoces entre l’enfant et ses parents, entraînant une fragilité particulière du Moi.
Ont été étudiés notamment le role de la mère étouffante et parfaite, du père absent, et la théorie du double lien (messages contradictoires simultanés transmis par les parents)

Hypothèses environnementales :
Certains stress, et la consommation de produits stupéfiants seraient à l’origine de certaines schizophrénies
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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 13:59
Cépaduluxe,
animée d'une franche curiosité,
amenée à se questionner sur sa propre identité et celle de ses congénères afin d’optimiser sa propre résistance à la maladie,
(ex)membre régulier d'un forum consacré aux schizophrènes et à la schizophrénie,
fachée par le déficit d'informations en la matière et par la pauvreté du soin et de l'assistance aux schizophrènes,
36 ans, souffrant ou ayant souffert d'une forme de schizophrénie, travaillant en milieu ordinaire, vivant pour le mieux et au jour le jour, sans trop de problème apparent
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