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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 14:21

L’art et la publicité ont donné du schizophrène une image abusive :
soit d’un grand fou dangereux, régulièrement convié dans la rubrique des faits divers pour répondre d’un meurtre ou d’une attitude scandaleuse
soit d’un artiste fou aux cheveux hirsutes, doté d’un regard magique et d’une conscience illumitée
soit d’un éternel adolescent aux paroles hermétiques et aux comportements imprévisibles, dont l’évolution se serait arrêtée définitivement…
à chaque fois, c’est la même histoire, un personnage plus qu’une personne, un héros en quelque sorte…
un héros qui fait peur et qui fascine…

les schizophrènes sont ainsi dépersonnalisés et transformés en figures typiques ou atypiques, en personnages enigmatiques plus ou moins sympathiques

Dans le même temps, il existe un usage abusif du mot schizophrénie dans les médias
ce mot est couramment et abusivement utilisé afin de parler de situations ou d’attitudes paradoxales : un homme politique est taxé de schizophrène parce qu’il a dit une chose et son contraire
il serait plus facile de dire qu’il est contradictoire, ambivalent, qu’il use d’un double langage, ou qu’il manque de cohérence

Ainsi, l’aspect médical de la schizophrénie est complètement nié
on se trouve face à un mensonge énorme où la schizophrénie est perçue comme une attitude, presque comme une posture et une manière de vivre, et non comme une maladie invalidante nécessitant des traitements et des lieux de soins

Au final, la confusion est telle, qu’on aurait presque envie qu’un nouveau mot soit inventé afin de définir notre mal
“l’étrange maladie” pourrait être son nouveau nom
 
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 13:31

SANTE MENTALE : le mensuel des équipes soignantes en psychiatrie

des articles prévus pour les professionnels mais lisibles par des patients
parfois un peu ardus mais toujours intéressants, dans une langue dénuée de jargon


              
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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 20:08

la schizophrénie existe t elle ?
régulièrement, on nous annonce la mort de la schizophrénie
on nous explique que la schizophrénie n’existe pas et n’a jamais existé
qu’elle est le fruit de l’imagination maladive de certains médecins associés pour le pire à des laboratoires pharmaceutiques
qu’elle a été inventée dans le seul but de justifier des soins abusifs perpetrés par des personnes incultes et autoritaires (les médecins), sur des personnalités originales (les schizophrènes) qui gènent la société par leur attitude contestataire...

Cette théorie un peu vieillotte continue d’attirer certaines personnes abruptes, en quête de philosophies anarchisantes, des personnes maladroites que je soupçonne de frivolité
car la schizophrénie est plus grave qu’elles ne le croient et touche des fonctions beaucoup plus nombreuses que les seules fonctions de communication et d’identité
car la schizophrénie peut toucher des personnes très conventionnelles qui avaient, avant la maladie, une grande volonté de s’intégrer dans la société, une société qu’ils aimaient, et dans laquelle ils pensaient pouvoir vivre, en espérant, comme tout le monde, y découvrir des personnes et des connaissances, et y faire de multiples expériences

qu’est ce que la schizophrénie ? une maladie, plusieurs maladies, un groupe de symptômes ?
personne aujourd’hui n’est capable de donner une définition synthétique de la schizophrénie ni d’en expliquer le mécanisme
ainsi la schizophrénie se définit par l’existence chez une personne d’un ensemble de symptômes clairement répertoriés en l’absence d’une autre maladie psychiatrique, d’une maladie neurologique, endocrinienne, ou d’un état toxique
c’est donc une maladie qui se définit non par l’explication (le mécanisme physiologique altérant les fonctions cognitives) mais par l’observation des patients
c’est donc un syndrome relativement large dans lequel se retrouvent des personnes parfois très différentes
mais il n’y a pas à douter que ces personnes souffrent ou sont gravement handicapées
car la gravité des symptômes est toujours nécessaire à un diagnostic de schizophrénie

et si la schizophrénie n’existait pas, il est certain que les schizophrènes, eux existent
et qu’ils ont besoin d’être nommés pour exister dans le souci et la conscience politique de la communauté
de la communauté médicale d’abord
de la communauté citoyenne ensuite

on peut imaginer que dans l’avenir les classifications évolueront
et le terme même de schizophrénie sera peut-être remplacé par un autre ou par plusieurs autres
car ce terme est sans doute lié à notre époque et à notre méconnaissance globale de la physiologie du cerveau qui interdit la définition des maladies selon leur mécanisme
en attendant, il faut savoir donner aux personnes malades un minimum de nom afin qu’elles puissent être identifiées et qu’elles puissent s’identifier elles mêmes
car nommer les choses est la première action du discours et qu’en absence de nom, toute discussion est condamnée à la confusion


jusqu’au jour où la schizophrénie n’existera vraiment plus, parce que diagnostiquée aux premiers jours, au stade du bourgeon, soignée et guérie, elle n’aura plus l’occasion de fleurir et de délivrer ses senteurs vénéneuses
et les schizophrènes survivront dans les mémoires comme des êtres d’un autre âge, associés historiquement à une époque impuissante, une époque injuste, cruelle, où les technologies profitèrent à certains tandis que les archaïsmes et les mauvaises politiques en humiliaient d’autres, chaque jour
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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 13:19

si on compare les sources d’information sur la schizophrénie on se rend compte que le discours est relativement commun concernant la description de la maladie
à part quelques différences sur les types de schizophrénies, on voit que la connaissance acquise a été assimilée et adoptée à l’unanimité par les personnes intéressées
tout le monde s’accorde à dire que la schizophrénie est une maladie caractérisée par des symptômes répertoriés s’inscrivant dans la durée et qu’elle se soigne par des médicaments combinées à des thérapies

par contre, peu de descriptions existent d’une personne schizophrène en son entier, c’est à dire de la tête au pied, et dans la perspective temporelle de son histoire personnelle
or il est bien évident que la schizophrénie est une maladie qui affecte une personne toute entière et non seulement sa tête
être schizophrène, ce n’est pas avoir mal à la tête, ou avoir des idées bizarres,
c’est être différent et inadapté à son environnement
or il est évident que la schizophrénie est une maladie évolutive
on peut donc avoir du mal à se rendre compte comme les symptômes créent ou modifient une personne schizophrène à la seule lecture des documents rendus publics

les informations les plus accessibles (sur internet) sont généralement issues du milieu associatif
elles s’adressent souvent à des personnes malades ou leurs familles et adoptent souvent un ton un peu “gentillet” pour ne pas faire peur
on sait bien d’une manière générale que les mensonges sont nombreux dans la communication faite sur les questions de schizophrénie
ces mensonges sont justifiées par la volonté de ne pas faire peur aux malades, aux familles, de ne pas décourager les directeurs d’hopitaux et les pouvoirs publics (qui pourraient finir par penser que les schizos sont vraiment des gens très difficiles à gouverner), de ne pas diluer le discours dans l’évocation de détails trop nombreux...
c’est encore difficile de trouver le “bon ton”
un ton qui ne décourage personne mais qui n’occulte pas les difficultés quotidiennes, nombreuses, très nombreuses, menant parfois au délabrement

le milieu médical communique peu
à l’exception d’une présentation faite par une équipe de Sainte Anne (Paris) dont on peut dire qu’elle est simple, efficace, mais un peu superficielle
et d’un cours mis en ligne réalisé par le Docteur Mantelet dont on peut dire qu’il s’adresse essentiellement à des professionnels (étudiants en deuxième cycle d'études médicales)

ainsi, il est facile de se faire une idée générale de ce qu’est la schizophrénie et difficile d’avoir des renseignements précis
quelques initiatives individuelles (blogs) essayent de combler cette lacune

en général, on remarque que les descriptions de la schizophrénie sont faites uniquement sur le plan médical et non pas sur le plan social (la gestion du handicap) alors même qu’aujourd’hui, de plus en plus, la maladie peut être stabilisée et que la vie de la personne schizophrène est une vie de personne handicapée
imagine-t-on des informations faites sur les personnes aveugles, qui traitent en long et en large des causes de la cécité et qui oublient d’évoquer les problèmes de déplacement et de communication des aveugles ?
en effet, ces descriptions respectent le découpage administratif français qui sépare les questions médicales et les questions sociales

globalement, on peut dire que l’information circule mais qu’elle reste superficielle
d’où l’importance pour chacun (patient ou famille) de se rapprocher d’une association ou d’entreprendre avec son thérapeute un travail de connaissance de la maladie
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19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 19:07

je me suis souvent demandée si j’y étais pour quelque chose
pendant longtemps j’ai pensé que oui
que j’avais eu de mauvaises pensées
et de mauvais penchants
que j’avais été tentée
que je m’étais laissé aspirer par des idées enfantines et tentations primitives

je me suis souvent demandé quelle était la part de soi qui était complice de la maladie
je me suis souvent demandé quel était mon intérêt dans cette situation
et dans quelle mesure je n’avais pas inventé moi même cette maladie pour tenter d’échapper à un monde que je ne pouvais aimer

aujourd’hui je pense que j’ai développé des symptômes psychotiques qui m’ont séparé du monde et que j’ai ensuite cherché autour de moi des idées, des pensées qui pouvaient m’aider à justifier cette séparation
je pense que mes pensées sauvages sont venues à la fois comme des explications et des consolations par rapport à ce que j’étais en train de devenir, une personne insensible à la dynamique du monde, à son harmonie et sa solidité
je pense que mes pensées ont parfois nourri et agravé ma schizophrénie, et je fais attention à ce qu’elles ne reviennent pas
je me méfie des discours emphatiques et contestataires, et je fais confiance aux personnes d’expérience
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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 18:45

  



        Les schizophrénies de Catherine Tobin
        - éditions Odile Jacob









Schizophrénie et soins infirmiers
de Emmanuel Digonnet, Dominique Friard, Anne-Marie Leyreloup, Marie Rajablat
- éditions Masson


   




   

         La schizophrénie, la reconnaître et la soigner
        du Pr. Nicolas Franck
        -
éditions Odile Jacob






Les schizophrénies de Sadeq Haouzir et Amal Bernoussi - éditions Armand Colin


Moi, Martin Bélanger, 34 ans, schizophrène - les éditions de l'Homme


La Schizophrénie de Bernard Granger et Jean Naudin - éditions Le cavalier bleu collection idées reçues 

 

 

La voie des maux par Fabien le Bihan (en vente sur internet)

(15% de réduction jusqu au 14 novembre, tapez le code promo dans le bon de commande : AUTOMNE305)

témoignage d'un patient

 

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 16:07

LA SCHIZOPHRENIE



DEFINITIONS

Le terme de schizophrénie (de skhizein=fendre ET phrên=pensée) désigne un groupe de psychoses caractérisées par la dissociation (processus interne), c’est-à-dire la perte de cohésion et d’unité entre les différentes composantes de la vie psychique et à l’intérieur de chacune de ces composantes (affectivité, langage, pensée, intelligence, comportement).
A ce concept théorique de dissociation on associe la discordance (expression externe), qui correspond à l’aspect clinique de la dissociation. C’est l’inadéquation, la bizarrerie, l’ambivalence, observées chez le patient dans son comportement, son langage, ses émotions, le contenu de son discours.

Diverses classifications et définitions des schizophrénies ont été proposées. Aucune n’est parfaitement satisfaisante.
On distingue souvent les schizophrénies véritables et les troubles schizophréniques correspond soit à des formes limites soit à des formes ponctuelles, (schizoaffectivité, bouffées délirantes aigues).

Pour poser le diagnostic, il faut constater la présence des symptômes sur une certaine durée et éliminer les autres causes (intoxication par produits stupéfiants, tumeur, maladie endocrinienne, dépression...)



LES SCHIZOPHRENES

1% dans la population générale, quel que soit le pays et la culture.
Cette donnée est une estimation moyenne, car aucun comptage des schizophrènes ne peut être fait, soit parce que le diagnostic est difficile à poser, soit parce que certains schizophrènes échappent au contrôle médical (SDF par exemple).

La schizophrénie débute le plus souvent, entre la puberté et le début de l’âge adulte, particulièrement entre 18 et 25 ans. Elle touche autant les hommes que les femmes.



SYMPTOMES

Aucun schizophrène ne développe tous les symptômes de la schizophrénie mais l’ensemble des symptômes se retrouvent d’une manière plus ou moins marquée chez l’ensemble des schizophrènes

Syndrome dissociatif : C’est le syndrome principal.
-La dépersonnalisation, perte de l’unité et de l’intégrité psychique et physique, impression de se transformer, de devenir autre, de disparaître, de se disloquer...
-La déréalisation. Impression de transformation du monde extérieur. L’environnement semble étrange et nouveau, faux ou inaproprié.
-L’ambivalence : le schizophrène peut associer des notions habituellement opposées, dans tous les domaines, dans les propos et les actions (par exemple, dire une chose et son contraire avec la même force et la même conviction).
La dissociation entraîne un affaiblissement des capacités d’apprentissage et de communication qui entrainent un handicap et une régression, sans pour autant que l’intelligence au sens strict soit touchée.

Le discours
- Mauvaise organisation du discours. Le discours est mal organisé, avec des passages d’une idée à l’autre, des interruptions, des ralentissements, des répétitions.
- Troubles du langage Le discours s’élabore à partir de mots précieux ou d’expressions désuètes (maniérisme), ou de mots nouveaux ou inappropriés
- Le mutisme

La pensée
- La pensée devient abstraite recherche d’explications théoriques, attirance pour des notions philosphiques, religieuses, voire mystiques (menant ou non à un délire)
- La pensée devient monocorde et pleine de stéréotypes
- La pensée est désinhibée voire violente

La percetion
-Trouble de la perception extérieure, des couleurs, des bruits, des perspectives, de la matière
-Trouble de la perception intérieure et impressions intracorporelles faussées (perte de sensation du corps, ou trop grande sensation de l’intérieur de son corps)

L’affectivité et des émotions
-Ambivalence affective et incohérence des sentiments (en particulier vis à vis des parents) -Détachement, froideur (pouvant être associée à la perte de l’élan vital)

La compréhension et le jugement
-Tendance à prendre les choses au sens premier et les mots au premier degré, difficulté à gérer des niveaux différents de communication et les informations non verbales (signes et codes sociaux) -Difficulté à se mettre à la place de l’autre et à comprendre l’environnemnet extérieur
-Soumission à la volonté et à la pensée des autres
-Difficulté à différencier les détails des choses importantes

Troubles psychomoteurs
-Maniérisme gestuel : mouvements précieux, et mécaniques
-Evitement du contact, évitement des regards et des contacts physiques
-Répétitions de gestes (balancements), mimiques grimaçantes, imitation des gestes des autres
-Immobilité

Le retrait et la prédominance de la vie intérieure
- Isolement, immobilisme, inexistance de la vie relationnelle, défaut d’hygiène corporelle et d’alimentation
- Reveries rassurantes et personnelles
- Sentiment de toute puissance

Les délires
- Délire paranoïde, souvent délire hallucinatoire, surtout autitives
- Perte du contrôle de la pensée, les pensées semblent mener leur propre vie, peur de voir ses propres pensées être volées ou utilisées par d’autres


classification des symptômes

Ces symptômes sont souvent classés en trois catégories :
- symptômes de discordance :  symptômes exprimant directement la désorganisation
- symptômes positifs : production de délires, hallucinations, comportement excessif et impulsif… ces symptômes peuvent être intermittants
- symptômes négatifs : déficit de concentration, inhibitions, apathie, déficit de communication, déficit affectif, repli… ces symptômes sont généralement persistants

Cette classification a son importance puisqu’elle permet à la fois de déterminer le type de schizophrénie dont souffre un patient et de déterminer le ou les médicaments qui lui sont adaptés.

Les symptomes positifs sont plus visibles et plus gênants pour l’entourage et le patient que les symptômes négatifs, ils sont donc plus vite diagnostiqués et mieux traités ; sur le long terme, même amoindris, ils peuvent entrainer une exclusion sociale importante du fait qu’ils font peur.
Les symptômes négatifs sont mieux tolérés par l’entourage, et les schizophrènes déficitaires stabilisés sont souvent perçus comme fragiles et dépressifs.



LES FORMES DE SCHIZOPHRENIE

Selon les écoles de psychiatrie on distingue un nombre plus ou moins important de formes.
En fonction des pays et des époques les classifications ont évolué et continueront d’évoluer.

L’avantage de ces définitions est qu’elles permettent de dresser des portraits à peu près précis des patients.
AInsi, elles permettent aux patients qui ont besoin de se “voir” dans un portrait clinique à peu près cohérent de se retrouver. Et elles sont surtout utiles en recherche médicale, car elles permettent de créer des échantillons de population homogène en vue d’enquêtes statistiques.
L’inconvénient principal de ces définitions est qu’elles ne sont pas satisfaisantes pour le milieu médical car elles créent un carcan très réductif par rapport à la réalité d’une maladie individuelle et intimement liée à la personne.

Les débuts sont souvent marqués par certains signes, dont aucun n’est en soit caractéristique de la schizophrénie :
-bizarrerie
-dépression sans douleur morale
-hallucinations
-détachement, repli et froideur -difficulté scolaire
-engouement démesuré pour les notions abstraites et virtuelles
-problèmes d’hygiène, hypocondrie, troubles du comportement alimentaire
-toxicomanie et alcoolisme

L’hébéphrénie
Schizophrénie marquée par des symptômes dissociatifs et un repli, avec présence de symptômes défictaires et un appauvrissement pouvant mener à une forte régression
forme de schizophrénie peu réactive aux neuroleptiques où la rééducation (par ergothérapie, mise en place de rituels...) est importante

La schizophrénie paranoïde
Schizophrénie essentiellement délirante
Elle est en général réactive aux médicaments (à conditon qu’ils soient acceptés et pris régulièrement)

La schizophrénie simple
Forme atténuée de schizophrénie déficitaire débutant souvent progressivement

La schizophrénie dysthymique ou trouble schizo-affectif
Caractérisée par des épisodes successifs maniaques ou dépressifs associés à des symptômes dissociatifs
Cette affection est considérée comme étant à la limite du spectre de la schizophrénie

Certains schizophrènes présentent des symptômes qui ne permettent pas de les classer dans une des formes cliniques habituelles, on a créé pour eux le concept de schizophrénie indifférenciée

D'autres formes plus rares ont été décrites

Ajoutons que la schizophrénie est une maladie évolutive ; ainsi, un même patient peut voir ses symptômes évoluer dans le temps.
Il faut dire également que la schizophrénie est parfois associée à un autre problème qui en modifie les symptômes, c’est le cas particulier du schizophrène toxicomane ou alcoolique.



EVOLUTION

Depuis leur apparition au début des années 1950, les neuroleptiques ont permis d’améliorer considérablement le pronostic.
Toutefois, la rémission obtenue par de nombreux patients demande des efforts et une prise en charge cohérente sur plusieurs années.

Les obstacles principaux à la rémission sont :
-le suicide dont le taux est très élevé chez les schizophrènes
-le refus de se soigner, du fait d’un déni total ou partiel du patient
-le défaut de soin, du fait de l’absence d’environnement protecteur (de nombreux schizophrènes sont laissés livrés à eux mêmes)
-l’incohérence des thérapies liées autant au déficit financier de certains établissements qu’à la mauvaise connaissance de la schizophrénie de certains médecins libéraux
-les formes résistantes aux médicaments
-le cumul de handicap (schizophrénie associée à la pauvreté sociale et intellectuelle, à la toxicomanie...)



TRAITEMENT

L’hospitalisation est souvent nécessaire en cas de phase aigue, et pour la meilleure observation du patient au début de la prise en charge.

La chimiothérapie
-Les neuroleptiques (la base du traitement)
-Les antidépresseurs et anxiolytiques sont souvent associés (ces médicaments doivent être administrés avec précaution afin de ne pas favoriser certains délires ou certains passages à l’acte)

La sismothérapie est parfois mais rarement utilisée

Les Psychothérapies
en phase aigue ou chronique :
-Psychothérapie de soutien : permettant au patient de prendre conscience de sa maladie, de parler de ses symptômes, de son traitement et de ses projets
en phase chronique et en phase de rémission :
-Psychothérapie d’inspiration analytique
-Thérapie de groupe
-Thérapie comportementale
L’objectif des thérapies est de minimiser les symptômes résistants aux médicaments et les symptômes parasites liés à la difficulté d’accepter son handicap, et de régler les problèmes psychiques qui risquent de nourrir la schizophrénie

La rééducation ou l’aide à la réinsertion
-Hôpital de jour ou groupe associatif
-Appartement thérapeutique
-Emploi protégé



CAUSES DE LA SCHIZOPHRENIE

Les causes sont inconnues mais les hypothèses sont nombreuses

Hypothèse génétique :
La prévalence de la schizophrénie est d’environ 1 % dans la population générale, et de 10 % chez les parents au premier degré de personnes schizophrènes. (40 % chez le jumeau monozygote d’un schizophrène)

Hypothèse virale :
Infection du fœtus au 2ème trimestre de la grossesse par le virus grippal entraînant une anomalie dans le développement du cerveau.

Hypothèse dopaminergique et biochimique :
Les neuroleptiques, qui agissent sur les récepteurs dopaminergiques, améliorent notablement la symptomatologie schizophrénique.
D’autres hypothèses biochimiques existent...

Hypothèse obstétricale :
Les enfants ayant présenté des complications obstétricales ou les enfants prématurés présenteraient un risque plus élevé que le reste de la population de développer une schizophrénie.

Hypothèse neurologique :
Destruction au moment de l’adolescence d’un nombre trop important de neurones ou de synapses

Hypothèses psychiques :
Liées à des perturbations relationnelles précoces entre l’enfant et ses parents, entraînant une fragilité particulière du Moi.
Ont été étudiés notamment le role de la mère étouffante et parfaite, du père absent, et la théorie du double lien (messages contradictoires simultanés transmis par les parents)

Hypothèses environnementales :
Certains stress, et la consommation de produits stupéfiants seraient à l’origine de certaines schizophrénies
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