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15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 15:07
le personnage psychiatrique
malade ou handicapé
ressemble au poisson rouge
qu'on voit tourner sans relache
toujours dans le même sens
et ouvrir la bouche par intermittence

personne ne sait s'il est heureux ou malheureux
ni pourquoi il tourne dans ce sens là
et pas dans un autre

c'est un animal ni sauvage ni familier
qu'on nourrit et qu'on trouve aimable
et qu'on ignore le plus souvent

il sert de décorum
et parfois on s'en débarrasse

c'est un animal qui ne se reproduit pas
qui ne vieillit pas
et qui meurt d'un seul coup

c'est un être que la technique et la culture ont créé
même s'il existait bien avant

c'est un être qui ne vit que dans un vase clos
et qui dépend du bon vouloir d'un monde qu'il ne connait pas
un être condamné à subir le poids d'un destin monotone
pendant une éternité
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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 17:21


La prise de poids excessive est fréquente chez les personnes schizophrènes.
La maigreur peut également exister mais est beaucoup plus rare.


calcul du surpoids

On calcule l’Indice de Masse Corporelle (IMC) = poids (en kg) divisé par la taille au carré (en m)
par exemple pour une taille de 1,70 et un poids de 68 kg, l’IMC = 68 / (1,70)2 = 23,5
le surpoids correspond aux personnes dont l’IMC est compris entre 25 et 30
l’obésité correspond à un IMC supérieur ou égal à 30 et nécessite une prise en charge par un médecin


cause du surpoids

- une ration calorique anormale
  (la ration calorique normale étant d’environ 1800 kcal chez la femme et 2300 chez l’homme, elle est variable en fonction de l’activité physique, de la température extérieure et de la constitution de la personne).

- une absence de dépenses caloriques liée à l’inactivité

- des troubles du comportement alimentaire lorsque l’alimentation est déconnectée des besoins réels (grignotage, compulsion boulimique, allongement de la durée du repas ou augmentation du rythme d’absorption des aliments, refus de certains aliments…)
  ces troubles du comportement alimentaires peuvent être associés à des troubles voisins tels que la potomanie (absorption anormale de boissons)

- la prise de neuroleptiques (les prises de poids les plus importantes seraient liées à la clozapine et l’olanzapine, mais tous les neuroleptiques peuvent favoriser une prise de poids)

-  le dérèglement du mécanisme d’action de la dopamine chez les schizophrènes peut favoriser l’apparition de troubles alimentaires du fait que la dopamine est impliquée dans les phénomènes de régulation de l’appétit et de la faim

- une image de soi et de sa limite corporelle perturbée

- un besoin de récompenses très important (on mange pour se récompenser soi même) et une difficulté de supporter des frustrations telles que la faim


moyens thérapeutiques

les mêmes que pour toute personne souffrant de surpoids ou de troubles alimentaires
- suivi d’un régime diététique
- information des patients et éducation à la diététique
- bilan des habitudes alimentaires
- exercice physique
- thérapies comportementales
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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 19:05


L'ART BRUT


La notion d’art brut a été inventée en 1945 par le peintre français Jean Dubuffet.
Il qualifiait ainsi les productions réalisées par des non professionnels, personnes extérieures au mouvements artistiques, aux normes en vigueur et aux modes. Il s’agissait d’autodidactes, de prisonniers ou de psychotiques.
Cet art se devait d’être spontané, sans prétention intellectuelle ni démarche intellectuelle, naissant du matériau (...) se nourrissant des inscriptions et des tracés instinctifs, pour reprendre les propres termes de Dubuffet.
Lequel définissait l’art brut ainsi : L’art brut désigne “des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout (sujets, choix des matériaux mis en œuvre, moyens de transposition, rythme, façons d’écritures, etc.) de leur propre fond et non des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode“.

Ainsi l’art brut n’a jamais été l’apanage des psychotiques même si ces derniers y ont eu et y ont encore une place non négligeable.

Qu’est ce qui a permis que des psychotiques se retrouvent ainsi au coté des autodidactes et des prisonniers, à l’avant scène d’un mouvement d’art prenant au fil du temps une importance croissante ?
- les schizophrènes ont du temps et parfois de la patience
- leur incapacité de se concentrer face aux conversations et aux mouvements du monde ne les empêche pas de se concentrer face à des projets artistiques
- les schizophrènes sont éloignés des modes et sont peu enclins à s’interesser aux débats mondains, du fait que leur maladie les pousse naturellement à ne comprendre que les premiers degrés des mots et des notions
- les schizophrènes peuvent connaître des tentations immatures les menant à communiquer plus facilement qu’un autre avec un imaginaire enfantin et débarrassé de certaines normes (couleurs et formes éclatatantes, faiblesse de la perspective, importance des personnages, personnages mirifiques mi homme mi animaux...)
- les schizophrènes peuvent avoir un sens aigu de la lumière et des couleurs

Il faut toutefois ajouter que dans les oeuvres des schizophrènes, nul ne peut savoir quelle est la part de la maladie et la part liée à l’imagination et la volonté intacts de son auteur. Car il faut le répéter, la schizophrénie n’atteint jamais la totalité de l’esprit.

un site consacré à l’art brut : collection de l’art brut
www.artbrut.ch/index.cfm?Show=Oeuvres&ArtisteID=84
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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 22:36

LA CREATION ET L’ART SCHIZOPHRENE


la création artistique est un des supports de la thérapie
c’est aussi une des activités vers lesquelles naturellement les schizophrènes se tournent

leurs créations sont diverses :
- dessins, peintures, collages, photographie
- sculptures
- musiques et sons
- expression écrite
- création informatique

Les schizophrènes ont du mal à traiter les informations sensorielles et sont soumis à des afflux d’impressions et informations mêlées et composites ; leurs oeuvres, du coup, peuvent être confuses mais également très riches de formes différentes.
Au contraire, les shizophrènes s’habituent à trier consciemment les informations qu’ils reçoivent au lieu de les trier inconsciemment comme tout un chacun, ainsi leurs oeuvres peuvent parfois être très structurées et répétitives.
Certaines oeuvres peuvent aussi être inspirées par des délires et être chargées de nombreux symboles.

Les schizophrènes souffrent d’une perte d’identité et sont instinctivement portés vers des activités qui peuvent leur permettre de se retrouver, de retrouver leur imaginaire et leur esprit ; car l’artiste se voit dans son oeuvre.
Les schizophrènes peuvent aussi compenser leur manque de vie affective par une pratique artistique ; car il est certain que la pratique de l’art mobilise la partie la plus intime de soi, et ressemble donc à un sentiment.

La qualité des oeuvres réalisées par les schizophrènes est variée.
Certaines personnes ont tendance à magnifier les projets artistiques des schizophrènes,
la confusion qui existe parfois entre l’art des malades psychiques ou mentaux et l’art des personnes volontairement exclues des normes artistiques de leur époque et cherchant à capter des hallucinations et délires de création n’y est pas pour rien

En général, les schizophrènes réussissent à créer en utilisant la part préservée de leur être, et non pas la part rongée par la schizophrénie.

La pratique d’un art est aussi une manière de renverser ses symptômes, de se les réapproprier autrement, de les transformer en conditions de départ non pathologiques… c’est une manière d’utiliser son ultrasensibilité aux lumières, aux sons, son hyperattention aux détails, d’utiliser ses fragilités pour en faire les soutiens d’une posture artistique
l’avantage d’un tel acte est de trouver dans sa maladie des raisons de se reconstruire une personnalité autre, plus artiste et sensible qu’avant
l’inconvénient c’est le risque de nourrir sa maladie en lui trouvant des avantages et en s’y attachant.


l'art brut : une autre manière de pratiquer l'art

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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 22:25


souvent, les schizophrènes souffrent d’un déficit d’activités physiques et sportives

le sport permet
- une vie hygiénique, la stabilisation du poids, un meilleur sommeil
- une bonne coordination de mouvement et une bonne perception de l’espace
- une conscience juste de son corps
- de rencontrer des personnes, de partager un projet et pourquoi pas des victoires


les sports de base

- la marche (ou le vélo) est appréciée par certains schizophrènes
ils doivent faire attention à rester visible sur les routes grâce à des vêtements colorés et à ne pas se mettre en danger par rapport aux voitures
certaines longues marches peuvent ressembler à des échappées folles

- la gymnastique peut être une activité intéressante du fait qu’elle ne nécessite pas de force physique particulière
certains mouvements répétés peuvent particulièrement bien convenir à des schizophrènes qui aiment se rassurer dans ces répétitions
on peut aussi la pratiquer à son propre domicile grâce à l’achat d’un appareil (par exemple, un vélo d’appartement)

- la natation permet d’associer à l’exercice physique une expérience de perception de son propre corps

les sports éducatifs
l’aikido, le tir à l’arc... certains sports favorisent le réapprentissage de la concentration et de la précision du geste

les sports collectifs
ils permettent d’associer acitivité physique et vie relationnelle


une association :
la Fédération Française de Sport Adapté http://www.ffsa.asso.fr/
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